Auteur : Alain Moreau | Annie Moreau
Date de saisie : 13/12/2006
Genre : Histoire, Géographie
Editeur : Geste, La Crèche, France
Prix : 25.00 € / 163.99 F
ISBN : 978-2-84561-300-3
GENCOD : 9782845613003
Sorti le : 15/11/2006
À travers plus de 200 documents inédits, les auteurs nous font découvrir le Champdeniers des années 1900. Le riche patrimoine de la cité reprend vie au fil des rues ponctuées d'enseignes, sous lesquelles les artisans travaillent à même le pavé... Empreintes d'une sérénité d'un autre temps, ces scènes de vie resteront à jamais le trait d'union qui unit les générations.
Ce n'est point un Campidénarien «de souche» qui écrit ces lignes...
En 1937, «Champdeniers-Saint-Denis» n'existait pas. Il y avait «Champdeniers» et «Saint-Denis». Je descendais du Nord du département, ne connaissais rien de l'Entre-Plaine-et-Gâtine et me trouvais habitant de Saint-Denis. Saint-Denis, commune fière de son indépendance avec son conseil municipal, son maire et son secrétaire, son garde champêtre... et son école. J'habitais presque en face de cette école que je pris à mon arrivée, à cause de son architecture, pour un temple protestant ! Mais, déjà, «Champdeniers-Saint-Denis» se dessinait et, par la force des choses, je ne devais pas tarder à devenir Campidénarien «d'adoption».
J'en étais au stade des études secondaires et aux vacances, c'étaient les «courses» à Champdeniers : «Pour le sucre et la lessive, tu les prendras chez Mme Poupard, le café au Caïffa ou à l'épicerie Parisienne, au bout de la Grand'Rue» me demandait la vieille dame qui vivait seule en face de notre maison. Gens de ma génération, vous avez tous connu la Mère Bertrand (une simple homonymie) qui vécut plus que centenaire et qui mourut je crois chez un de ses nombreux enfants du côté de Chatellerault. Je faisais ses courses, lisais son courrier et étais récompensé par un pot de confiture de sa fabrication.
Ainsi, j'étais entré à Champdeniers. Ainsi ai-je connu ses rues, ses commerçants et ses artisans. Ses fêtes aussi. Et 68 années plus tard je secoue encore, sinon sur moi, du moins en moi, les confettis du 14 Juillet 1932.
Les «aînés», comme on les appelle maintenant, qui se pencheront sur les images de cet ouvrage, retrouveront de même des souvenirs qu'ils pourront rapporter aux plus jeunes. Et vous, les jeunes, allez deviner celles qu'on appelait les «Basses Rues» et faites-vous expliquer pourquoi. Bon parcours !
Michel Bertrand
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