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Bouddha : abécédaire de sagesse selon la tradition tibétaine

Couverture du livre Bouddha : abécédaire de sagesse selon la tradition tibétaine

Auteur : Lama Anagarika Govinda | Dalaï-Lama | Dudjom Rinpoché | Kalou Rinpoché | Chögyam Trungpa ...

Préface : Patrick Mandala

Traducteur : Patrick Mandala

Date de saisie : 11/12/2006

Genre : Religion, Spiritualité

Editeur : Accarias-L'Originel, Paris, France

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-86316-135-7

GENCOD : 9782863161357

Sorti le : 11/12/2006

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  • La dédicace de l'auteur

Vivant en Inde depuis trois décennies, l'Inde m'a enseigné certaines valeurs, dont l'ouverture, mais sans syncrétisme. De là une trilogie «bouddhiste» après des livres sur l'hindouisme, le vedânta (tous chez Accarias-L'Originel) : «La Voie de l'Eveil, l'enseignement de Dudjom Rinpoché», chef spirituel des Nyingmapa et maître dzog-chen :
Ce livre «Bouddha», abécédaire de sagesse selon la tradition tibétaine», avec des textes du Dalaï-Lama et de Kalou Rinpoché, Lama Anagarika, Chögyam Trungpa, etc. répond clairement aux questions éternelles que tous nous nous posons. Ces réponses sont autant de thèmes de réflexion et de méditation, d'amour et de compassion, avec une introduction de Kalou Rinpoché «Les Fondements de la méditation bouddhiste» et de Lama Anagarika Govinda «Pourquoi je suis bouddhiste».
Les maîtres, les transmetteurs anciens et contemporains présentés ici, sont les dignes représentants du Mahâyâna, Vajrayâna et dzog-chen. A travers leurs paroles, ils témoignent qu'il y a bien une voie conduisant des ténèbres à la lumière, à l'éveil et à la nature-de-Bouddha.
Je ne suis qu'un transmetteur qui pointe le doigt vers la lune, qui propose quelques clés. Puissent-elles vous ouvrir les portes qui mènent à l'éveil, au bonheur, à la paix.

Patrick Mandala



  • La présentation de l'éditeur

Cet ouvrage de référence, qui n'est ni un ouvrage de vulgarisation ni d'érudition, répond clairement aux questions éternelles : «Qu'est-ce que le monde ? Qu'est-ce que l'homme ? Qu'est-ce que le désir, la confusion, la peur, la souffrance, l'éveil ? Pourquoi ? Comment ?»
Autant de fragments de vérité qui jalonnent la voie royale qu'est le bouddhisme tibétain. En introduction, deux textes lumineux et inédits : de Kalou Rinpoché, «Fondements de la méditation bouddhiste» et de Lama Anagarika Govinda, «Pourquoi je suis bouddhiste».
Le livre est divisé en deux parties : la première (LAMA) présente l'ouvrage et l'approche bouddhiste au monde. La seconde (BOUDDHA) est l'abécédaire de sagesse selon les maîtres et la tradition tibétaine, particulièrement tantrique vajrayâna. Maîtres anciens comme Padmasambhava, Milarepa, et contemporains, comme le Dalaï-Lama, Kalou Rinpoché, Dudjom Rinpoché, Lama Anagarika Govinda, Chôgyam Trungpa principalement. Ceci suivi d'un glossaire très complet des termes tibétains et de leurs équivalents sanskrit.
A travers leurs paroles, ces maîtres témoignent qu'il y a bien une voie menant des ténèbres à la lumière, à l'éveil et à la nature-de-Bouddha. Une voie qui, pour révéler la vacuité, l'absolu, s'appuie «d'abord» sur le relatif et l'impermanence, la confusion et la souffrance. En finalité, il n'y a plus «confusion» d'une part et «sagesse» de l'autre, mais com­préhension, plénitude, joie qui demeure.
Simple et lumineux. A lire comme un livre de chevet. Comme autant de riches thèmes de réflexion, de méditation, mais aussi d'amour et de compassion.
Tous ces textes tendent vers le même but : l'éveil. Le bonheur. La paix.





  • Les premières lignes

Extrait de la préface du LAMA ANAGARIKA GOVINDA (Anangavajra Khamsun-Wangchuk)

«POURQUOI JE SUIS BOUDDHISTE»

1. Le Bouddha n'a jamais dit qu'il était un être supérieur, ni qu'il avait reçu une révélation de quelqu'un. De ce fait, chacun peut suivre la voie du Bouddha et son message, sans être contraint de croire à des choses incompréhensibles ou contraires aux lois de la nature. Le Bouddha ne s'est jamais dissimulé derrière des mystères transcendantaux. Il a toujours encouragé l'effort personnel, sincère et honnête.
2. Le Bouddha n'a jamais promis à personne des plaisirs célestes et des récompenses. Il n'a pas plus promis la libération à ceux qui auraient une foi aveugle en lui. Pour le Parfait, le dharma n'était pas un marchandage, mais une voie d'éveil. Il ne voulait pas de disciples à la foi aveugle, mais des disciples pensants.
3. Il eut le courage - et c'est un fait unique dans l'histoire des religions - d'encourager la critique et de soumettre son propre enseignement à la raison de ses disciples, démontrant ainsi le respect que l'on devait développer envers autrui, comme le fon­dement de toute évolution spirituelle et de toute liberté.
4. Comme le Bouddha cultivait le respect de soi, il pouvait l'en­seigner aux autres, c'est-à-dire les éveiller à la tolérance. Dès le début, le bouddhisme lut tolérant, non par faiblesse ou par indif­férence, mais bien à cause du principe inhérent de liberté spiri­tuelle. On peut dire qu'il y a deux sortes de tolérance : une tolé­rance négative, basée ou sur la faiblesse ou sur la faiblesse mentale (quand on dit «d'accord, qu'il en soit ainsi, je ne peux rien y faire», et considérer les autres comme des pécheurs et des païens), et une tolérance positive, basée sur une profonde compréhension de la nature humaine, née du désir de comprendre les autres.
5. L'enseignement du Bouddha et son éthique ne se limitent pas aux seuls êtres humains, mais à toutes les créatures vivantes. C'est un fait qui interpelle tout esprit cultivé. Laissez-moi citer en exemple ces paroles du philosophe allemand, le professeur Hans Driesch :
«Le bouddhisme me semble la plus philosophique des reli­gions. Je peux dire aussi que certaines de mes convictions méta­physiques sont en accord avec les idées bouddhistes. Particulièrement avec l'idée d'unité de toutes les créatures : toute vie est une, tous les animaux et toutes les plantes sont en essence identiques à l'homme, seulement sous des formes différentes. Aussi, le sentiment moral ne devra pas se limiter aux êtres humains, mais à toutes les créatures.»
Le bouddhisme et le christianisme ont de nombreuses simi­litudes. Il n'y a pas de raison pour qu'ils ne se rencontrent pas, mais la notion d'unité sous-jacente en toutes les créatures semble encore plus présente dans le bouddhisme. Espérons que la sagesse bouddhiste vienne jusqu'à nous Occidentaux. Lequel d'entre nous ne désire-t-il pas s'affranchir des servitudes de l'existence ? Nous avons besoin de paix et de concentration. En un mot : nous avons besoin du bouddhisme.


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