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L'appel de la forêt

Couverture du livre L'appel de la forêt

Auteur : Jack London

Traducteur : Raymonde de Galard

Date de saisie : 10/12/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Serpent à Plumes, Paris, France

Collection : Motifs, n° 256

Prix : 7.00 € / 45.92 F

ISBN : 978-2-268-05854-2

GENCOD : 9782268058542

Sorti le : 30/11/2006


  • La présentation de l'éditeur

Oeuvre maîtresse de Jack London, ce roman fait revivre la vie des pionniers dans le Grand Nord, plongeant le lecteur dans l'univers des chercheurs d'or. On ne se lasse pas de relire les aventures du chien Buck, animal courageux au destin hors du commun. Vendu à plus de six millions d'exemplaires aux Etats-Unis, traduit en une vingtaine de langues, L'Appel de la forêt n'est pas seulement un classique de la littérature d'aventures, mais l'occasion pour Jack London d'exprimer sa vision du monde. À travers l'histoire de Buck, l'auteur du Talon de fer condamne aussi l'oppression du plus faible et l'injustice au profit de valeurs comme la solidarité, la ténacité et la fraternité.



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  • Les premières lignes

C'EST UNE HISTOIRE FOLLE. Celle de cent mille hommes venus des quatre coins du globe, qui se retrouvent en quelques mois dans les solitudes glacées du nord-ouest du Canada. Très exactement à cinq cents kilomètres du sud du Cercle arctique, dans une ville poussée comme un champignon au confluent de la rivière Klondike et du fleuve Yukon...
Dawson City, la ville de l'or et de la chance !
Tout a commencé le 14 juillet 1897. Jour de l'arrivée à San Francisco du bateau Excelsior en provenance de Saint-Michael. Un petit port de l'Alaska dans la mer de Behring. Quinze mineurs barbus en descendent, escortés par la rumeur jusqu'à une barque où l'on pèse leurs sacs d'or. Il y en a pour 500 000 dollars !
On a trouvé de l'or au Klondike : des monceaux d'or, il suffit de se baisser pour les ramasser ! Paradoxe : la rumeur dit vrai : la femme d'un prospecteur, en puisant de l'eau à la rivière, a trouvé dans sa casserole une pépite grosse comme un oeuf de pigeon. La nouvelle de cette trouvaille phénoménale se répand, en quelques jours, grâce au téléphone arabe... et grâce au télégraphe. D'abord en Californie, puis dans le reste des Etats-Unis. En Europe, enfin.
Dans le vieux cimetière des pionniers, là-haut sur la colline qui protège Dawson, j'ai vu la tombe d'un Français né à Chambéry mort à l'âge de soixante-neuf ans : un an après son arrivée à Klondike. J'ai rencontré la fille de l'un de ces «rushers» (ainsi appelait-on les participants à la «Gold Rush» dont Chaplin a évoqué les tribulations dans La Ruée vers l'or). Son père se promenait sur l'avenue de l'Opéra, quand il entend dire qu'on a trouvé de l'or au Klondike. Le nom lui semblait joli et lui a donné envie de tenter l'aventure.
À Dawson et aux alentours, tous les terrains sont déjà occupés. Il s'installe plus au sud, près de White Horse (aujourd'hui cette ville a ravi le titre de capitale de l'État du Yukon à Dawson devenue une ville fantôme). Il baptise sa mine Surprise et l'exploite avec succès - cinq ouvriers - jusqu'au 2 août 1914.


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