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Clap code 95

Couverture du livre Clap code 95

Auteur : Roland Sadaune

Date de saisie : 09/12/2006

Genre : Policiers

Editeur : Valhermeil, Saint-Ouen-l'Aumône, France

Collection : Qui ?

Prix : 10.00 € / 65.60 F

ISBN : 978-2-913328-92-1

GENCOD : 9782913328921

Sorti le : 01/12/2006

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Le succès de Da Vinci Code a engendré des épigones. Parmi ceux-ci un improbable film, De Vlaki Code, confié à un réalisateur besogneux mais auquel la prestigieuse abbaye cistercienne et valdoisienne de Saint-Bernard fournit un décor de choix.
Las ! plusieurs assassinats lui donnent une autre actualité. Qui s'acharne contre le film ? A qui veut-on vraiment du mal ? Comme dans son illustre modèle, une société secrète agirait-elle dans l'ombre ? et dans quel but ? Le commissaire Chimay, abonné aux sérial killers, est à nouveau sur la brèche. Il a recroisé ses pas avec ceux de la jeune journaliste Carine Kibert, de l'Informel, dans une enquête qu'il conduit avec des méthodes très personnelles...

Clap Code 95 de Roland Sadaune, est la quatrième enquête de Stanislas Chimay mais aussi la première d'une nouvelle trilogie après la série des Val-d'Oise... (rouge, trap et blues). Chimay continue son travail et Roland Sadaune son oeuvre qui compte désormais plus de trente romans avec toujours la même philosophie : «le ludisme noir qui fait rire jaune».





  • Les premières lignes

Malgré la fenêtre ouverte et le drap rejeté, l'atmosphère étouffante de la chambre n'incitait pas au sommeil. André Lerieux se leva en soupirant. Un filet d'air chaud chahutait le voilage ondulant tel un fantôme amorphe. Dans la pénombre, il devina les fesses rebondies mais, ce soir, la vision de l'épouse callipyge endormie ne supplanta pas le spectre de la récente canicule. On va encore en baver et compter les milliers de macchabées, pensa-t-il, rabattant la nuisette de Marie.
La journée avait été pénible. Acteur sous les rayons du soleil et l'éclat des spots. Dire que j'ai attendu la cinquantaine pour faire le gugus devant une caméra, se dit-il, conscient que le hasard faisait bien les choses. Du moins pour lui, car les chômeurs de son entourage ne voyaient pas s'enrayer la dégringolade.
Il enfila un pantalon de toile, le tee-shirt imposé par la production, des nu-pieds et, à l'instar des derniers jours, cigarette aux lèvres, quitta son F2 du 9e étage de la barre de 16.
L'ascenseur était en panne. Pour ne pas changer. Les sons des télés et chaînes hi-fi rivalisaient d'intensité. Un bouillon culturel sans culture. Lerieux, en sueur, se résigna à emprunter l'escalier de service. Durant sa descente aux abysses dans une chaleur d'enfer, il appréhenda d'avance l'ascension programmée. Peut-être que dans le futur il aurait assez de fric pour les déménager, Marie et lui. Ça urgeait. Sa femme, caissière en grande surface débarquée parce que surdouée, ne tiendrait pas éternellement son statut de érémiste et finirait par flancher entre des bras seigneuriaux. Le projet : déserter le chaudron pour un appartement spacieux au rez-de-chaussée d'un immeuble cossu. Une future vedette ? Maintenant qu'il avait le pied dans le métier du cinéma. Enfin, un orteil...
Au 2e, plongé dans le noir, il perdit une sandale et tâtonna pour trouver le bouton de la minuterie. Il maugréa. Sentit ses doigts toucher une surface souple. Un tissu. Sa main remonta, épousa le bas d'un visage.


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