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La voix

Couverture du livre La voix

Auteur : Arnaldur Indridason

Traducteur : Eric Boury

Date de saisie : 01/03/2007

Genre : Policiers

Editeur : Métailié, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-86424-600-8

GENCOD : 9782864246008


  • La présentation de l'éditeur

Le Père Noël a été assassiné juste avant Le goûter d'enfants organisé par L'hôtel de luxe envahi de touristes, alors s'il vous plaît, commissaire, pas de vagues. C'est mal connaître le commissaire Erlendur. Déprimé par les interminables fêtes de fin d'année, il s'installe à l'hôtel et mène son enquête à sa manière rude et chaotique. Les visites de sa fille, toujours tentée par la drogue, ses mauvaises fréquentations, permettent au commissaire de progresser dans sa connaissance de la prostitution de luxe, et surtout il y a cette jolie laborantine tellement troublante qu'Erlendur lui raconte ses secrets.
Le Père Noël était portier et occupait une petite chambre dans les sous-sols depuis vingt ans, peu avant on lui avait signifié son renvoi. Mais il n'avait pas toujours été un vieil homme, il avait été Gulli, un jeune chanteur prodige, une voix exceptionnelle, un ange. Les 45 tours enregistrés par le jeune garçon, cette voix venue d'un autre monde, ouvrent la porte à des émotions et des souvenirs, à des spéculations de collectionneurs, à la découverte des relations difficiles et cruelles entre les pères et les fils. Un roman dense et fort qui émeut profondément.

Arnaldur INDRIDASON est né à Reykjavik en 1961, où il vit actuellement. Diplômé en histoire, il a été journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de romans noirs, dont plusieurs sont des best-sellers internationaux parmi lesquels La Cité des Jarres (prix Clé de verre du roman noir Scandinave, prix Mystère de la critique 2006 et prix Coeur noir) et La Femme en vert (prix Clé de verre du roman noir Scandinave 2003 et prix CWA Gold Dagger 2005, Grande-Bretagne).



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  • La revue de presse Delphine Peras - L'Express du 1er mars 2007

Ce succès profite aujourd'hui au commissaire Erlendur, même genre d'antihéros, en version islandaise : mauvais mari, mauvais père, toujours de mauvaise humeur et se nourrissant mal, ce flic de Reykjavik porte également sur ses contemporains un regard déprimé. Mais son auteur, Arnaldur Indridason, a su en faire un personnage aussi attachant que symptomatique des maux et des non-dits de la société...
Si on se retrouve transi, c'est d'émotion !


  • La revue de presse Sabrina Champenois - Libération du 8 février 2007

La Voix est un huis clos, quand jusqu'ici l'air, les lieux, les déplacements rythmaient l'oeuvre d'Indridason, et c'est un point remarquable du roman, car on n'y étouffe pas pour autant. Cela signifie que le flash-back et la voix intérieure y sont parfaitement maîtrisés, permettent à eux seuls l'échappée. La Voix est aussi un roman choral, qui donne à entendre toute sorte de souffrances sans élever le ton. Même Erlendur, quand il coincera le coupable, ne bougera pas d'une octave. Et pourtant, étonnamment, tout ça est un crève-coeur.


  • La revue de presse Martine Laval - Télérama du 7 février 2007

Depuis qu'on lit Arnaldur Indridason, on sait que l'Islande n'est pas seulement un paradis pour touristes en manque de plaisirs extrêmes - vaincre l'immensité, le froid, le silence. Ici comme ailleurs, on se drogue, on se prostitue et on assassine, par haine, par vengeance. Ici, aussi, des gens disparaissent, pris par les glaces, par une mer démente. Indridason s'est mis au polar pour écrire sa terre natale, un pays selon lui schizophrénique, écartelé entre l'apparence (la beauté de ses terres vierges, ses sagas millénaires) et la réalité (la sauvagerie universelle du monde moderne).



  • Les premières lignes

Elinborg les attendait à l'hôtel.
Un imposant arbre de Noël trônait dans le hall et partout, il y avait des décorations, des sapins et des boules scintillantes. D'invisibles haut-parleurs entonnaient le Douce nuit, sainte nuit. De grands autobus étaient garés devant l'hôtel et leurs passagers s'attroupaient à la réception. C'étaient des touristes étrangers venus passer les fêtes de Noël et du nouvel an en Islande parce que, dans leur esprit, l'Islande était ce fascinant pays où l'aventure est au coin de la rue. Ils venaient à peine d'atterrir qu'un grand nombre d'entre eux semblait déjà avoir fait l'acquisition de pull-overs islandais. Tout excités, ils procédaient aux formalités d'enregistrement dans cette étrange contrée de l'hiver. Erlendur balaya les flocons de son imperméable. Sigurdur Oli parcourut le hall du regard et repéra Elinborg à côté de l'ascenseur. Il donna un coup de coude à Erlendur et ils se dirigèrent vers elle. Elle avait déjà examiné la scène du crime. Les policiers arrivés en premier sur les lieux avaient bien pris garde à ce que rien ne soit déplacé.
Le directeur de l'hôtel les pria d'agir avec autant de discrétion que possible. C'étaient les termes qu'il avait employés au téléphone. Il s'agissait d'un hôtel et le succès des hôtels dépend de leur réputation. Il leur demanda donc de prendre ce fait en compte. C'est pourquoi il n'y avait ni sirènes au-dehors, ni policiers en uniforme qui s'engouffraient au pas de course dans le hall. Le directeur avait précisé qu'il ne fallait sous aucun prétexte éveiller l'inquiétude dans l'esprit des clients de l'hôtel.
Il ne fallait pas que l'Islande devienne trop fascinante ni qu'elle offre trop d'aventure.


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