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Je vous aime

Couverture du livre Je vous aime

Auteur : Catherine Siguret

Date de saisie : 11/12/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Fleuve noir, Paris, France

Collection : Littérature générale

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-265-08401-8

GENCOD : 9782265084018

Sorti le : 09/11/2006

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  • La présentation de l'éditeur

Sur le seul regard d'un homme, une vie peut basculer. C'est ce phénomène paranormal, appelé couramment coup de foudre, qui précipite Alice dans une passion amoureuse par mails interposés. Si elle croit lire partout des signes de son bonheur annoncé, ses proches ont de quoi s'inquiéter : comment Philippe Musil, l'écrivain le plus séduisant du moment, pourrait-il s'intéresser à cette jeune femme qui n'est personne, juste l'auteur anonyme de la vie des stars ? Peut-il seulement, entre deux jet-lags, deux conquêtes, deux romans à succès, s'apercevoir qu'elle existe, s'en souvenir ? Certainement pas. Mais, contre toute raison, Alice sacrifie sa vie sur l'autel de l'amour, se lance à corps perdu dans l'écriture d'un roman à la gloire de son homme, de son héros, de cet inconnu mondialement adulé dont elle est sûre qu'un jour il l'aimera, tout simplement " parce qu'elle est convaincue que celui qui vous aime entend ce que vous écrivez ".

Catherine Siguret, 36 ans, journaliste dans la presse écrite et animatrice à la télévision, fut longtemps "nègre" des stars et a déjà publié trois romans. De toutes les vies qu'elle a croisées, elle a surtout retenu une chose : il n'y a que l'amour pour rendre vraiment heureux.





  • La revue de presse Delphine Peras - Lire, décembre 2006

Dans le genre romantique, Je vous aime est un petit bijou de finesse psychologique, poli par une plume élégante, sans chichis...
C'est exquis. Après trois précédents romans dans la même veine, l'auteur de Je vous aime, journaliste de 36 ans, également auteur de nombreux ouvrages psy et de biographies diverses, réussit là une aquarelle sentimentale de saison - ça se passe à la fin de l'année, avec un réveillon de la Saint-Sylvestre pas piqué des hannetons. A lire au coin du feu, seule ou à deux. Sur une peau de bête, éventuellement...



  • Les premières lignes

Le message se résumait à son titre : «J'aimerais vous revoir.» Alice examina longtemps la fenêtre de son ordi­nateur, plutôt satisfaite de l'agencement de quatre mots, élus après pas moins de deux heures de réflexion, et une nuit entière de débat intérieur - était-ce bien ainsi qu'il fallait formuler les choses, pouvait-elle résumer ses élans à ce voeu, sans mentir, bien sûr que non - mais elle jugeait encore «pas mieux», comme on peut le faire au jeu. Lasse de chercher le libellé idéal donc introuvable, elle appuya sur la case «envoyer». La petite roue qui indiquait l'opération en cours tournoyait comme un soleil, elle s'y brûla les yeux et sentit son coeur devenir gros de toute la force de l'univers, et se soulever de tout l'espoir qu'on puisse concevoir. Une boule de feu roulait dans son ventre, tandis que les mots planaient dans le ciel virtuel. Ils atterrirent chez leur destinataire à 11 :44 :36 GMT+02 :00, les archives faisant foi.
Sitôt perçu le «slash» entérinant l'envoi, Alice resta statufiée un bon quart d'heure devant l'écran, dans un état proche de l'hypnose, guettant une réponse par retour du courrier. En vain. Un peu dépitée mais consciente que tous les humains de la terre ne vivaient pas, comme elle, derrière cette satanée machine en plastique, elle se résigna à gagner la douche. Elle continua néanmoins à tendre une oreille à travers le bruit des gouttes, dans l'espoir du «cling» annonçant la réception d'un message. Elle s'agaçait elle-même de se sentir conditionnée par des «cling» et des «slash», mais croyait en la force du prétendu virtuel pour transformer la réalité, positivement bien entendu. Chaque fois que sa vie s'était trouvée bouleversée, en amour comme dans sa carrière, la bonne nouvelle lui était parvenue par ce biais. Elle en avait fini par nourrir pour la lucarne électronique une forme de vénération, celle des jeunes filles d'autrefois pour les boîtes à lettres qu'elles couraient ouvrir au fond du jardin, coeur battant, pensées se chevauchant, sentiments emmêlés.


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