Auteur : Jean-Clément Martin
Date de saisie : 29/11/2006
Genre : Histoire
Editeur : Geste, La Crèche, France
Collection : En 30 questions, n° 1
Prix : 9.00 € / 59.04 F
ISBN : 978-2-84561-295-2
GENCOD : 9782845612952
Sorti le : 15/11/2006
La guerre de Vendée a marqué profondément l'histoire et la mémoire de la France. Entre 1793 et 1796, elle a opposé, dans l'espace de quatre départements, des milliers de Français entre eux, qui se battirent pour la république ou pour la royauté. Elle a représenté ainsi l'un des exemples majeurs de résistance apportée à la Révolution par des hommes et des femmes des campagnes françaises.
Ce petit livre souhaite présenter une vision synthétique et claire de cet épisode, en proposant une réflexion autour de 30 questions essentielles.
La guerre qui porte ce nom désigne un ensemble d'insurrections qui s'étend en fait sur plusieurs départements au sud de la Loire (voir la carte, p. 4) et qui a commencé dans les premiers jours de mars 1793. Par la suite, ces soulèvements victorieux se fédèrent entre eux, instaurant une véritable situation de guerre à partir du printemps 1793 ; celle-ci culmine dans des opérations militaires de grande envergure contre les principales villes (Luçon, Angers, Saumur, Nantes) et voit s'affronter des troupes de plusieurs de dizaines de milliers d'hommes.
L'expression «guerre de Vendée» apparaît cependant dès mars 1793. Elle a été utilisée d'abord par les révolutionnaires régionaux et parisiens pour qualifier les rébellions rurales qui venaient de se produire et qui avaient été victorieuses, le 19 mars 1793, à l'issue d'une bataille, dite de Pont-Charrault, non loin de Saint-Vincent-Sterlanges, dans le département de la Vendée. L'importance de cette défaite vint de la panique qui saisit les troupes révolutionnaires, chassées par des milliers de paysans en armes. Elles se répandirent de La Rochelle à Poitiers en faisant craindre l'arrivée massive et rapide des insurgés. La situation des révolutionnaires était en effet très difficile. Des insurgés se manifestaient dans tout l'Ouest, assiégeant Nantes, contrôlant les deux rives de la Loire, parcourant les campagnes d'Ille-et-Vilaine, du Finistère et du Morbihan. D'autres insurrections venaient d'éclater dans le pays, si bien que devant ces menaces, les révolutionnaires siégeant à la Convention à Paris, venaient de décider précisément le 19 mars, mais contre les insurgés bretons, de condamner à mort sous vingt-quatre heures toute personne saisie les armes à la main ou porteuse d'une cocarde blanche, symbole de la royauté.
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