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Paysans de Touraine au XVIIIe siècle : communautés rurales et société paysanne de Touraine

Couverture du livre Paysans de Touraine au XVIIIe siècle : communautés rurales et société paysanne de Touraine

Auteur : Brigitte Maillard

Date de saisie : 28/11/2006

Genre : Histoire, Géographie

Editeur : Geste, La Crèche, France

Collection : Pays d'histoire

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-84561-289-1

GENCOD : 9782845612891

Sorti le : 16/11/2006

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  • La présentation de l'éditeur

La Touraine mérite-t-elle encore au XVIIIe siècle sa réputation de «jardin de la France» ? Les voyageurs qui passent sur la Loire sont séduits par l'harmonie des paysages dans la vallée où ils remarquent les levées, qui enserrent le fleuve et sont censées l'empêcher d'inonder de riches terres alluviales. Comment y a vécu la population des campagnes, en très grande majorité paysanne ? La province est considérée comme une région de «petite culture» ; la société n'y est pas marquée par de grands écarts et les troubles y sont rares. La richesse des archives permet d'aller au coeur du fonctionnement de la société, en commençant par l'étude de la famille, formée du couple et de ses enfants ; marquée par un réel égalitarisme dû aux dispositions de la coutume, elle est la cellule de base de la vie économique et sociale et de la reproduction démographique. Les institutions locales, communauté d'habitants, paroisse, apparaissent comme des organismes vivants et dotés d'une réelle autonomie ; la seigneurie est restée vivante surtout grâce à son pouvoir de «justice et police», qui assure des fonctions de régulation sociale essentielles. Les habitants eux-mêmes, le curé, ou encore le juge sont bien les acteurs de la vie quotidienne.

Brigitte Maillard est professeur émérite d'histoire moderne à l'université F. Rabelais de Tours.





  • Les premières lignes

Au XVIIIe siècle, la Touraine ne prend plus de part active à l'histoire nationale. Les descriptions littéraires reprennent bien souvent l'image traditionnellement acceptée de la Touraine comme «Jardin de la France» et «paradis délicieux» (M. Marteau), ou «heureuse patrie des jardins» (père Rapin) ; les auteurs, qu'ils soient ou non natifs de cette province, usent tous d'adjectifs admiratifs. En 1785, Mme Craddock, une anglaise qui remonte la Loire en bateau, écrit que la route entre Tours et Amboise «est une route sablée baignée par la Loire, route si charmante qu'on semble traverser perpétuellement un parc coupé par des jardins» ; encore au XIXe siècle, Vigny décrit «des vallons peuplés de jolies maisons blanches, qu'entourent des bosquets, des coteaux jaunis par les vignes ou blanchis par les feuilles du cerisier, de vieux murs couverts de chèvrefeuilles naissants» (Cinq-Mars). Le ton devient vite excessivement suave et le tableau est guetté par la fadeur !


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