Auteur : Saikaku Ihara
Traducteur : Daniel Struve
Date de saisie : 21/11/2006
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : P. Picquier, Arles, France
Collection : Le pavillon des corps curieux
Prix : 19.50 € / 127.91 F
ISBN : 978-2-87730-904-2
GENCOD : 9782877309042
Sorti le : 16/11/2006
Dans le Japon pacifié du XVIIe siècle, l'expérience de l'inconstance ne se fait plus sur les champs de bataille, mais dans l'arène de la vie économique. Ou encore, dans les quartiers de plaisir des grandes métropoles Kyoto, Edo et Osaka. Les nouveaux riches qui y tiennent le haut du pavé viennent là s'initier aux subtilités du code amoureux et de la galanterie, et y abandonnent leur fortune. Dans cet espace ludique où se relâche la morale imposée par les militaires confucéens au pouvoir, se croisent courtisanes, amuseurs professionnels, clients de toutes conditions et de toutes provenances. La fête y est quotidienne, mais les réveils sont cruels. Les vingt-cinq nouvelles des Chroniques galantes de prospérité et de décadence racontent de l'intérieur les aventures tragi-comiques de ceux qui sont allés se prendre dans les rets des courtisanes. Quand ils ont perdu raison et fortune, il ne reste à ces amateurs de plaisir que leurs souvenirs, quelques misérables reliques et, parfois, une paradoxale sagesse.
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Extrait de l'introduction :
Les Chroniques de grandeur et de décadence (Jôsuiki ou Seisuiki), une des nombreuses versions, la plus longue et destinée à la lecture plutôt qu'à la récitation, du Dit des Heike, évoquent les guerres qui, à la fin du XIIe siècle, ont opposé les guerriers de la maison Taira à ceux de la maison Minamoto. Comme toutes les autres versions de ce chef-d'oeuvre du roman guerrier, elles commencent par les célèbres paroles qui, à l'époque d'Edo encore, étaient sans doute dans toutes les oreilles : «Le son de la cloche du monastère de Jetavana fait entendre l'inconstance de toute chose; la couleur des fleurs des arbres sala jumeaux manifeste ce principe : ce qui prospère doit nécessairement périr. Ceux qui se prévalent de leur puissance ne durent pas : ils sont comme le songe d'une nuit de printemps.»
La chronique guerrière présente toute une galerie de portraits de guerriers courtisans Taira qui vont mourir sur le champ de bataille, parfois héroïquement, parfois lamentablement, emmenant avec eux la fleur de la civilisation de l'époque et scellant par leur disparition l'avènement de l'âge de fer. Cette histoire allait marquer d'une empreinte indélébile la culture japonaise et constituer un maillon essentiel entre l'âge d'or de l'époque de Heian, la civilisation classique du Japon, et la culture du Japon moderne, celle de l'époque d'Edo.
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