Auteur : Francis Fukuyama
Traducteur : Denis-Armand Canal
Date de saisie : 20/11/2006
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Grasset, Paris, France
Collection : La petite collection blanche
Prix : 9.00 € / 59.04 F
ISBN : 978-2-246-71371-5
GENCOD : 9782246713715
Sorti le : 02/11/2006
«Menteurs ! Va-t-en-guerre !
Criminels ! Fanatiques Faucons ! Néo-cons !»
Que n'a-t-on peu entendu, ici comme ailleurs, sur ces fameux néo- conservateurs...
Mais sait-on qui ils sont vraiment ?
Dans cet essai féroce et salutaire, Francis Fukuyama, l'un des théoriciens majeurs de notre temps, fait voler en éclats les idées reçues et dévoile les origines du plus grand malentendu politique de ces dernières années.
Essayiste et analyste de renommée internationale, Francis Fukuyama s'est fait connaître en 1989 avec sa théorie de la «fin de l'histoire», dont l'importance
n'a cessé de nourrir le débat philosophique et politique.
Professeur à la Johns, Hopkins University, il anime la revue The American Interest.
Au cours se la période qui a précédé la guerre en Irak et de celle qui l'a suivie, des flots d'encre ont été gaspillés au sujet des néo-conservateurs et de leur mainmise prétendue sur l'administration Bush. L'affaire ne laisse pas de fasciner, dans la mesure où elle paraît révéler une conspiration au coeur se cette administration. Dans la New York Review of Books, Elizabeth Drew expliquait par exemple que «les néo-conservateurs [...] sont largement responsables de notre entrée en guerre contre l'Irak». Howard Dean, candidat démocrate aux élections présidentielles de 2004, se fit l'écho de cette théorie en accusant l'administration Bush d'avoir été noyautée par les «néo-conservateurs». De nombreux commentateurs ont en outre fait remarquer que plusieurs partisans de premier plan de la guerre en Irak, comme Paul Wolfowitz, Douglas Feith et Richard Perle, étaient juifs ; ils ont alors sug¬géré que la politique irakienne de Bush était calculée, en dernière analyse, pour assurer la tranquillité et la sécurité d'Israël au Moyen-Orient. Une autre série d'arguments a imputé la guerre d'Irak à l'aile «straussienne» des mouvements néo-conservateurs, accusant Léo Strauss d'être «un champion du "noble mensonge" - idée selon laquelle il est pratiquement obligatoire de mentir aux masses, parce que seule une élite restreinte a les moyens intellectuels de connaître la vérité».
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