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28 minutes d'angoisse

Couverture du livre 28 minutes d'angoisse

Auteur : Frédéric Dard

Date de saisie : 17/11/2006

Genre : Policiers

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Fayard noir

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 978-2-213-62545-4

GENCOD : 9782213625454

Sorti le : 02/11/2006


  • La présentation de l'éditeur

Stefan Bookitco est un tueur. Professionnel. Le genre qui peuple les cimetières.
Ce jour-là, à New York, sa mallette sous le bras, il va «exécuter» son contrat : un chef de réseau nazi. Il ignore la raison pour laquelle ses supérieurs ont décidé la mort du bonhomme. Ça n'est pas ses oignons. Bukhauser, le chef de réseau, est liquidé proprement. Les ennuis commencent quand il faut balancer la secrétaire par la fenêtre et que ses cris alarment la population horrifiée. Toute la police de la ville se lance à sa poursuite.
Après avoir revêtu l'uniforme d'un flic, Stefan prend en otage Miss Moor, une jolie rousse. Les commanditaires du contrat savent qu'il ne faut pas laisser à Stefan la moindre chance de se faire prendre par les agents du FBI. Il en sait trop. Pour le faire taire définitivement, ils lancent à ses trousses Mallory, le plus coriace de leurs tueurs, après Stefan. Ce dernier s'éprend de la ravissante Miss Moor dont l'obstination et la fougue qu'elle déploie à aider son ravisseur ne doivent rien au hasard. Parviendra-t-il à semer la police et Mallory, le tueur fauve ?
Une folle traque qui durera jusqu'à la dernière de ces vingt-huit minutes d'angoisse...

Vingt-huit minutes d'angoisse a paru en 1951 aux éditions Jacquier à Lyon, dans la célèbre collection «la Loupe», sous le pseudonyme de Verne Goody. Après les récentes parutions des oeuvres de jeunesse de Frédéric Dard, les Éditions Fayard ont décidé de publier ses romans policiers qui, après leur première parution sous pseudonyme, n'avaient pas été réédités.



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  • Les premières lignes

Les passants qui, en cet après-midi de décembre, se pressaient dans la 14e Rue Ouest de New York, ne remarquaient pas Stefan. S'ils l'avaient remarqué, c'eût été pour se dire qu'il s'agissait d'un paisible employé de commerce vaquant à ses occupations, avec, sous le bras, la petite valise «en fibre travaillée» contenant son nécessaire.
Car personne n'aurait un seul instant supposé que Stefan était un tueur et que la fameuse petite valise renfermait une mitraillette.
De même que sa valise, Stefan avait l'air honnête, honnête et même un peu commun. C'était un homme de taille très moyenne, moyennement vêtu et affublé d'un signalement passe-partout. Ses yeux marron ne se singularisaient par aucun éclat suspect; sa bouche mince était placide et la petite moustache mitée qui la surmontait lui communiquait comme une espèce de tendre veulerie populaire.
Non, personne ne remarquait Stefan, personne ne se doutait qu'il peuplait les cimetières, et que, ce jour-là, il allait, de sa démarche nonchalante, «exécuter» l'un des chefs du réseau.
Stefan ignorait la raison pour laquelle ses supérieurs avaient décidé la mort du chef en question. Ça n'était pas ses oignons. Son «job» à lui consistait à mettre du plomb dans les poitrines qu'on lui désignait; il n'avait pas à penser. D'autres pensaient à sa place; c'était au poil, comme travail.
Il s'arrêta devant l'immeuble qui l'intéressait et pénétra dans l'ascenseur. Il n'y avait pas de liftier, car il s'agissait d'une assez vieille construction. Il appuya sur le bouton du sixième et ouvrit sa valise. Plus exactement il l'entrouvrit juste assez pour pouvoir passer la main à l'intérieur et saisir la mitraillette à canon court.


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