Auteur : Raphaël Majan
Date de saisie : 17/11/2006
Genre : Policiers
Editeur : POL, Paris, France
Collection : Pol'ar
Prix : 12.00 € / 78.71 F
ISBN : 978-2-84682-164-3
GENCOD : 9782846821643
Sorti le : 16/11/2006
Il n'y a pas que Liberty pour réparer les injustices, parfois l'Etat soi-même s'en occupe et le commissaire est enfin décoré par le ministre en personne. Mais toute cérémonie a ses aléas et Liberty n'en sort pas aussi gratifié que prévu. Ça donne une occasion au tout nouveau légionnaire de prouver à l'autorité compétente que même les locaux du ministère ne sont pas à l'abri de l'insécurité. Si les hautes sphères ont, pour s'innocenter, des méthodes apparentées à celles que Liberty utilise pour l'accusation, les victimes ne seront pourtant pas les seules à apprendre à leurs dépens que chaque médaille a son revers.
Raphaël Majan est né en 1963 à Saint-Sébastien. Fonctionnaire, il a travaillé au ministère de l'Intérieur.
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Un sale rhume
Le premier mercredi de mai 200*... s'annonce comme une belle journée pour le commissaire Wallance. À onze heures, au ministère et des mains mêmes du ministre, il doit recevoir la Légion d'honneur. Cette distinction ne lui tombe pas dessus par hasard, comme ce n'est que trop souvent le cas depuis qu'on galvaude la décoration personnellement imaginée par Napoléon. Le commissaire l'a méritée par le nombre d'affaires insolubles qu'il a pourtant su résoudre et sa lutte de chaque instant contre l'insécurité. Bien sûr, dans les hautes sphères, on ne se doute pas que Liberty, qui doit certes son surnom à sa quasi-homonymie avec le héros du film de John Ford L'homme qui tua Liberty Valance mais aussi à l'idée de liberté et d'indépendance qui s'en dégage même pour les non-anglophones, a une manière bien à lui de combattre l'impunité, assassinant de ses propres mains qui bon lui semble pourvu qu'il se sente capable de découvrir ensuite un coupable inattaquable pour le meurtre. Certainement que si on l'avait su au ministère, on aurait retardé cette remise de médaille, tant les politiciens sont surtout soucieux de ne pas faire de vagues et préfèrent combattre le crime avec des procédés banals et acceptés de tous, quand bien même ils se révèlent inefficaces, plutôt que donner officiellement carte blanche à un policier expérimenté mais dont les succès seraient marqués du sceau d'une originalité infamante.
Au demeurant, la journée ne se présente pas si bien que ça, le commissaire ayant attrapé un sale rhume en faisant l'amour la fenêtre ouverte durant le week-end.
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