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La maison de la mort

Couverture du livre La maison de la mort

Auteur : Ruth Rendell

Traducteur : Kitty Swanson

Date de saisie : 27/02/2007

Genre : Policiers

Editeur : Libr. des Champs-Elysées, Paris, France

Collection : Le Masque, n° 1989

Prix : 6.00 € / 39.36 F

ISBN : 978-2-7024-3293-8

GENCOD : 9782702432938

Sorti le : 02/11/2006


  • La présentation de l'éditeur

Ses amies sont consternées : que peut bien trouver Louise à ce chauffagiste dont elle s'est entichée ? Il est banal, pire, à la limite du vulgaire ! Alors que Bob, son mari, est doté de toutes les qualités et qu'en plus il a un charme fou ! Non, vraiment, elles ne comprennent rien à cette lubie... Mais au fond elles s'en réjouissent, enfin un peu de piment dans la petite vie trop tranquille d'Orchard Drive. Les ragots vont bon train et tous les scénarios sont échafaudés : Et si Bob rentrait à l'improviste ? Et si la femme du chauffagiste découvrait son infortune ? Tout cela pourrait fort mal se terminer, se disent les commères, le regard brillant...

Après L'Analphabète et Et tout ça en famille..., le Masque poursuit la réédition des titres majeurs de l'oeuvre de Ruth Rendell, reine incontestée du suspense psychologique. Les héroïnes de La maison de la mort ont tout de «Desperate Housewives» avant l'heure et confirment l'adage : «Les personnes qui vous connaissent le mieux sont les plus à même de vous faire réellement souffrir.»



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  • Les premières lignes

C'était sa troisième visite à la maison qu'on appelait Braeside, dans Orchard Drive, Matchdown Park, et, comme d'habitude, il gara sa Ford verte sur le carré de gazon du trottoir. Il avait une trentaine d'années ; il était brun, plutôt massif, mais pas vilain garçon. Il portait une serviette. Il ne restait jamais très longtemps, mais Louise North, qui habitait Braeside avec son mari, était toujours contente de le voir et le recevait avec un sourire.
Voilà les faits et, à présent, tout le voisinage les connaissait. L'airedale des Winter, qui habitaient en face, les tenait obligeamment au courant des visites de l'inconnu. Toute la journée, posté en sentinelle derrière sa palissade, l'airedale aboyait après les étrangers, mais gardait le silence au passage des voisins. Il aboya furieusement lorsque l'homme remonta l'allée des North, frappa à la porte et, trente secondes plus tard, après avoir échangé quelques mots avec Louise, disparut à l'intérieur. Son devoir accompli, le chien dénicha un os et entreprit de le ronger. Une à une, les femmes alertées par l'animal quittèrent leur fenêtre et se mirent à méditer sur ce qu'elles avaient vu.
Le terrain était prêt, le grain semé. Maintenant, ces jardinières enthousiastes n'avaient plus qu'à faire leur récolte de ragots et à la distribuer, accoudées aux clôtures ou assises devant une tasse de thé.


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