Auteur : Raphaël Majan
Date de saisie : 17/11/2006
Genre : Policiers
Editeur : POL, Paris, France
Collection : Pol'ar
Prix : 12.00 € / 78.71 F
ISBN : 978-2-84682-165-0
GENCOD : 9782846821650
Entre le monde de l'art de celui de la prostitution, un lien évident : l'argent. Et quand les mêmes suspects semblent responsables des assassinats d'un proxénète et d'un commissaire-priseur, ça fait des pistes en pagaille pour Liberty. Il se trouve seulement qu'Anne-Marie-Tatiana est si belle et généreuse qu'il en devient fou et l'amour est parfois encore plus aveugle que la justice, compliquant foutrement l'enquête. Mais inutile d'être un as pour comprendre qu'uriner est parfois une perversion et que seul un connaisseur peut utiliser, sans endommager le patrimoine de l'humanité, un vase étrusque comme arme du crime.
Raphaël Majan est né en 1963 à Saint-Sébastien. Fonctionnaire, il a travaillé au ministère de l'Intérieur.
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De Max Bébérouste aux bracelets préraphaélites
Mardi 4 juillet 2006, après un déjeuner en terrasse ma foi fort sympathique par ce beau temps et prolongé de deux petits cognacs avec son fidèle Lavraut, le commissaire Wallance retourne au bureau. Il est quinze heures quinze, il est censé y être depuis quinze heures. Max Bébérouste a été assassiné dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2, boulevard Berthier, de quatre coups de revolver avec silencieux qu'on a retrouvé juste à côté du cadavre, sans empreintes, naturellement. La victime était tout ce qu'il y a de plus déplorablement connue de Wallance et ses services, proxénète notoire ayant trempé dans de louches connexions avec des Albanaises et des Slaves - on recense cinq meurtres où on a pu prouver, sinon qu'il les avait commis ou commandités, du moins qu'ils l'arrangeaient bien. Trois prostituées, dont les premiers éléments d'enquête de Fagis, Lavraut et Nathalie Malicorne montrent qu'elles ne sont pas insoupçonnables, ont été convoquées pour quinze heures.
Wallance, qu'on ne surnomme pas Liberty pour rien (même si le fameux film de John Ford L'homme qui tua Liberty Valance y est aussi évidemment pour quelque chose), déteste ce genre d'affaire qui baigne dans le vice, de la victime au coupable. Sans être altermondialiste ni puritain, il voit d'un mauvais oeil que la liberté d'entreprendre attente à la dignité de la femme, c'est-à-dire de l'homme tout entier. Que Max Bébérouste ait été assassiné, ça ne le dérange pas. Ce qui le perturberait serait plutôt de laisser ce meurtre sans coupable, aussi justifié qu'il lui semble. S'il s'en défend en matière de moeurs, le commissaire est l'homme le plus rigoriste qui soit en ce qui concerne la pure morale.
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