Facteur humain / Passion du livre

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.. Facteur humain

Couverture du livre Facteur humain

Auteur : Jean-Noël Rey

Date de saisie : 01/11/2006

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Slatkine, Genève, Suisse

Collection : Suisse-événements, n° 7

Prix : 20.00 €

ISBN : 978-2-8321-0260-2

GENCOD : 9782832102602

Sorti le : 01/11/2006

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  • La présentation de l'éditeur

Le parcours de vie de Jean-Noël Rey a été marqué par de nombreux rebondissements. Universitaire et homme politique, il a été le conseiller personnel d'Otto Stich avant de devenir le flamboyant patron de La Poste dont chacun se souvient.
Après une éclipse passagère, le socialiste valaisan a repris sa route au début des années 2000. A la surprise des observateurs, il a retrouvé le chemin de Berne où il a été élu conseiller national. Spécialiste des dossiers économiques et financiers, il n'hésite pas à s'opposer au cynisme néolibéral ambiant.
Cet itinéraire riche, il s'en est entretenu avec François Praz. Pour la première fois, il revient sur les différentes fonctions qu'il a occupées, ainsi que sur ses difficultés à La Poste. Cela sans tabous ni omissions.
Dans un second volet, Jean-Noël Rey aborde les préoccupations actuelles des Suisses, telles que les retraites, la santé ou l'emploi. Avec conviction, il exprime son rejet de toutes les fatalités. A son image, les solutions qu'il propose sont souvent audacieuses et novatrices.

Né le 23 décembre 1949 à Chermignon, Jean-Noël Rey est docteur en sciences économiques et sociales de l'Université de Genève. Il a d'abord été chargé de cours dans plusieurs facultés de Suisse. Ensuite, de 1976 à 1983, il a été secrétaire du groupe parlementaire socialiste à Berne. En janvier 1984, il est devenu le bras droit d'Otto Stich. En 1990, il a été nommé directeur de La Poste, entreprise à la tête de laquelle il est resté huit ans. En 2003, il a été élu conseiller national. Il est aujourd'hui actif dans plusieurs entreprises, que ce soit au sein de leurs conseils d'administration ou à l'opérationnel. Il est en outre l'auteur de multiples livres dont La Suisse au pluriel (Editions LEP) et Trop d'Etat ? (Editions Réalités sociales).

Né le 22 septembre 1968 à Sion, François Praz est diplômé en lettres et en philosophie des Universités de Genève et de Paris IV-Sorbonne. Il est actif à la fois dans la communication et dans le journalisme. Depuis plusieurs années, il s'est spécialisé dans le traitement des sujets économiques. A titre personnel, il poursuit des recherches en écriture. Il est notamment l'auteur d'un essai, d'un recueil de nouvelles et d'un roman intitulé Babylone après la pluie (Editions L'Harmattan).





  • Les premières lignes

APPRENTISSAGES

François Praz : Lorsque je préparais ces rencontres, j'ai tenté de rassembler un certain nombre d'informations concernant votre parcours. Les éléments que j'ai pu réunir, que ce soit au travers d'articles de presse ou par divers autres biais, se sont révélés assez fragmentaires. En guise de préambule, peut-être pourrions-nous aborder le contexte dans lequel vous avez passé votre enfance.

Jean-Noël Rey : Tout à fait. Je suis originaire de Chermignon, un village du Valais central. L'état civil mentionne que je suis né le 23 décembre 1949 à Sierre. Pour être précis, j'ai vu le jour dans un hameau de la commune de Granges (commune qui n'existe plus, puisqu'elle a été rattachée à la ville de Sierre justement). Il s'agissait d'un lieu de «remuage» qui s'appelle La Millière.
A l'époque de mes grands-parents et de mes parents, les villageois changeaient de résidences au fil des saisons. L'été, ils s'établissaient dans les alpages de Crans-Montana. L'automne, ils redescendaient au hameau pour les vendanges et, l'hiver, ils remontaient à Chermignon.
Par la suite, mon père et deux de mes oncles se sont installés de façon permanente à La Millière. En tout, on y dénombrait cinq maisons. J'ai fait mes premières classes à Ollon, car notre hameau était plus proche de ce village que de Granges. J'y ai vécu jusqu'à mes vingt ans.

Malgré mes racines valaisannes, j'avoue que je ne connaissais pas cette localité.

Notre maison familiale avait brûlé dans des circonstances qui n'ont jamais été élucidées, m'a-t-on raconté. Mon père l'a rachetée et l'a reconstruite. On a alors découvert les vestiges d'un oratoire. On prétend que cette bâtisse avait été construite sur les ruines d'un manoir médiéval. Quoi qu'il en soit, cette agglomération devait avoir des liens avec les nobles savoyards établis à Granges.
J'ai conservé un vrai lien affectif avec cette très jolie région située au milieu des vignes d'où l'on a une superbe vue sur la vallée. Je me souviens que, comme il n'y avait pas de routes ni de chemin de fer trop fréquentés, nous descendions nous baigner dans les étangs près du Rhône en été.


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