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Impossible

Couverture du livre Impossible

Auteur : Danielle Steel

Traducteur : Claire de Thionville

Date de saisie : 06/11/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Presses de la Cité, Paris, France

Collection : Grands romans

Prix : 19.80 € / 129.88 F

ISBN : 978-2-258-06875-9

GENCOD : 9782258068759

Sorti le : 19/10/2006


  • La présentation de l'éditeur

Quand une galeriste de renom et un peintre excentrique, que tout sépare, tombent amoureux l'un de l'autre, leur histoire ne peut être qu'impossible. Et pourtant...

Consacrant toute son énergie, depuis la mort brutale de son mari, aux deux galeries qu'elle possède, l'une à Paris et l'autre à New York, Sasha n'imagine pas, le jour où elle pousse la porte de l'atelier de Liam, que son univers va être à jamais bouleversé. Car l'impensable, l'impossible va se produire ! Elle, la femme d'affaires sérieuse et raffinée, et lui, le peintre bohème et extravagant, vont s'éprendre passionnément l'un de l'autre.
Mais Sasha n'est pas prête à vivre ouvertement sa liaison avec Liam. Il aime provoquer, se comporter comme un adolescent attardé alors qu'elle tient aux convenances et aux apparences, et surtout il a presque dix ans de moins qu'elle, ce qui, à ses yeux, est rédhibitoire.
De ruptures en réconciliations, leur amour semble évoluer vers une relation durable et heureuse. Jusqu'à ce qu'un accident dramatique les sépare.
Leur histoire est-elle réellement impossible et vraiment terminée ?

Avec son immense talent, Danielle Steel nous fait vivre une magnifique histoire d'amour, au coeur de Paris et de New York.





  • Les premières lignes

La galerie Suvery se dissimulait derrière l'élégante façade d'un magnifique hôtel particulier du dix-huitième siècle situé au coeur du très chic faubourg Saint-Honoré à Paris. Les collectionneurs n'y étaient admis que sur rendez-vous. Pour y pénétrer, ils devaient franchir la lourde porte en bronze, et traverser la cour. La galerie se trouvait au fond, tandis que les bureaux de Simon de Suvery, le maître des lieux, occupaient l'aile gauche. L'aile droite était dédiée à l'art contemporain, dont s'occupait sa fille. L'immeuble possédait son propre jardin, abritant de splendides sculptures, des Rodin pour la plupart.
Simon de Suvery vivait là depuis plus de quarante ans. Son père, Antoine, avait été l'un des plus grands collectionneurs d'Europe, et lui-même, avant d'ouvrir la galerie, était devenu l'un des meilleurs spécialistes des peintres de la Renaissance et des maîtres flamands. Il était aujourd'hui reconnu par tous les musées d'Europe, respecté par les collectionneurs privés et admiré de tous ceux qui le connaissaient, malgré la crainte qu'il inspirait. En effet, sa carrure imposante, sa haute stature, son visage taillé à la serpe et ses yeux sombres et perçants faisaient de lui un personnage intimidant.
Simon n'avait montré aucun empressement à se marier. Jeune, il avait été bien trop accaparé par sa réussite professionnelle pour perdre du temps dans des histoires d'amour. Finalement, à quarante ans, il avait épousé la fille d'un grand collectionneur américain. C'était une union heureuse et réussie. Marjorie de Suvery aimait profondément son mari. Elle ne s'était jamais vraiment occupée de la galerie, dont la réputation était déjà solidement établie à leur mariage, mais elle était fascinée par la réussite de Simon et s'intéressait passionnément à tout ce qu'il entreprenait. C'était une artiste qui peignait des paysages et de jolis portraits, qu'elle offrait le plus souvent à des amis, mais elle ne s'était jamais sentie prête à exposer ses oeuvres, Simon portait un regard tendre sur ce qu'elle peignait mais son intérêt s'arrêtait là. Il était dur dans ses choix, impitoyable dans ses décisions, et sa femme n'échappait pas à la règle. Il possédait une volonté de fer, un esprit vif, un sens aigu des affaires, et, enfoui sous une épaisse carapace, un grand coeur. C'était en tout cas ce que prétendait Marjorie, même si peu de gens la croyaient. Simon se montrait juste avec ses employés, honnête avec ses clients, et redoutable pour tout ce qui touchait à la galerie. Il lui arrivait de mettre des années pour acquérir un tableau ou une sculpture qui lui tenait à coeur, mais il n'abandonnait jamais avant de l'avoir obtenu. Il avait d'ailleurs agi de la même manière pour conquérir sa femme. Et dès qu'il l'avait épousée, il l'avait gardée comme un trésor, presque exclusivement pour lui. Il n'organisait des soirées que lorsqu'il l'estimait strictement nécessaire, et invitait alors ses clients dans une des ailes de la maison.


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