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Les confessions d'une groupie

Couverture du livre Les confessions d'une groupie

Auteur : Pamela Des Barres

Traducteur : Julia Dorner Dorner

Date de saisie : 31/10/2006

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Serpent à Plumes, Paris, France

Collection : Musique

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-268-06008-8

GENCOD : 9782268060088


  • La présentation de l'éditeur

Pamela, une jeune Californienne, se pâme pour ses rocks stars préférées. Quelques années plus tard, en plein avènement de l'ère Peace & Love, elle se jette au cou de ses héros: les Stones, Led Zeppelin, les Byrds, les Kinks, les Who, les Doors, Jimi Hendrix Expérience, Frank Zappa, Alice Cooper et tant d'autres. Tour à tour maîtresse, confidente, drug-partner, nounou, groupie d'un soir, elle traverse de l'intérieur cet âge d'or du rock, candide sur une corde raide, dans un tourbillon vertigineux.
Vingt ans plus tard, Pamela décide de raconter son tumultueux parcours. Il en résulte ce récit teinté d'humour et d'autodérision, chronique fascinée et fascinante des 60's et des 70's.
Lors de sa première publication aux USA en 1987, Confessions d'une groupie est resté trois mois dans la liste des best-sellers du New York Times. Plusieurs fois réédité depuis, il est devenu un classique de la littérature rock.

Dans les années 80, Pamela (devenue Mrs des Barres) se décide à raconter son parcours tumultueux (première édition US du livre en 1987). Il en résulte un récit entrecoupé d'extraits de ses journaux intimes de l'époque, qui relate ses pérégrinations sans nostalgie mais avec beaucoup d'humour, d'autodérision, une langue imagée et cette ferveur qui ne l'a jamais quittée.
Sans jugement hâtif sur qui que ce soit, empruntes de sincérité et d'honnêteté, ces
Confessions de la plus célèbre des groupies américaines forment une chronique fascinée et fascinante des années 60 et 70 californiennes.
Le livre est resté trois mois dans la liste des best-sellers du New York Times à sa sortie.
Régulièrement réédité depuis, aux Etats-Unis comme en Grande Bretagne, il est devenu un classique de la littérature rock.

Pamela des Barres a été une égérie pour la crème des rock stars; elle est aujourd'hui le porte-parole de toute une génération, la groupie de référence. Elle a également publié Take another little piece of my Heart et Rock Bottom, et a écrit pour Cosmopolitan, le NY Times et
Rolling Stone. Confessions d'une groupie est sa première publication en France.





  • Les premières lignes

Let me come inside
(Laisse-moi entrer)

À chaque fois que je vois ces vieilles images en noir et blanc où Elvis est tondu pour les beaux yeux d'Oncle Sam, j'ai des frissons. Quand il passe sa main sur ce qu'il reste de sa crinière noire bleutée, ça me lance dans les tempes. J'étais au cinéma Reseda avec mes parents au cours de la glorieuse année 1960, quand j'ai vu les célèbres séquences de l'armée projetées avant la claque du film Psychose. Mais des deux, je ne sais pas ce qui était le plus flippant. Agrippée au cou de mon père, je respirais l'odeur réconfortante et familière de son eau de toilette de superette tout en jetant des coups d'oeil furtifs entre mes doigts pour voir Norman Bâtes s'acquitter de sa sale besogne, et le coiffeur de la sienne. J'essayai de me convaincre qu'Elvis faisait son devoir d'Américain, mais, malgré mes onze ans, je me rendais bien compte que sa sensualité en prenait un sacré coup. Je clouai un calendrier à deux balles au mur de la salle à manger et je le marquai chaque jour d'une nouvelle grosse croix, sachant qu'il se laisserait repousser les cheveux dès son retour d'Allemagne.
Comme j'étais une enfant unique choyée et adorée, ma mère laissa cette horreur accrochée au mur pendant deux ans. J'ai toujours eu le droit de pousser mes idées fantasques jusqu'au bout du bout, et, je ne sais comment, je survécus à plusieurs grosses crises d'enfant roi.
Toutes mes copines étaient obligées de partager avec des frères et soeurs et, vu que j'avais deux chambres pour moi toute seule, elles voulaient toujours venir jouer à la poupée Barbie chez moi. Je fis la loi dans le voisinage jusqu'à mon entrée au collège Northridge Junior High, où je découvris le monde réel, et quelle ne fut pas ma surprise ! Mon manque de poitrine prit l'ascendant sur mes notes, et de vrais garçons qui avaient grandi trop vite mais tout droit sortis de la vie réelle se dressaient devant moi, chahuteurs. Je voulais décrocher une très bonne note au cours d'économie ménagère pour faire la fierté de mes parents, mais les garçons et le rock and roll chamboulèrent mes priorités.


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