Auteur : Sergueï Loukianienko
Traducteur : Christine Zeytounian-Beloüs
Date de saisie : 30/01/2007
Genre : Science-fiction, Fantastique
Editeur : Albin Michel, Paris, France
Collection : Romans étrangers
Prix : 18.50 € / 121.35 F
ISBN : 978-2-226-17354-6
GENCOD : 9782226173546
Vous appartenez déjà au monde des Autres, mais vous ne le savez pas...
Depuis plus de 1000 ans, défenseurs du Bien ou forces du Mal, les Autres vivent parmi nous dans une trêve fragile. Aujourd'hui, cette trêve est menacée. Le Bien va combattre le Mal.
Sentinelles de la Nuit contre Sentinelles du Jour.
Enfin traduit en français, le premier épisode d'une trilogie-culte venue de Russie (3 millions d'exemplaires vendus), et qui fascine la planète.
En 1342, en Russie, une trêve est conclue mettant fin au conflit permanent entre les Forces de l'Ombre et les Forces de la Lumière.
De nos jours, à Moscou, l'Ombre et la Lumière disposent, pour maintenir cette paix, d'individus aux capacités surnaturelles «les Autres» qui assurent la sécurité de leurs congénères et condamnent tout abus de la part du camp opposé. Mais une ancienne prophétie menace ce traité précaire : la crainte qu'un autre «Autre» bascule dans le camp opposé et fasse ainsi replonger le monde dans le chaos des hostilités. La race humaine risquerait alors de courir à sa perte...
Sergueï Loukianenko, né en 1968 au Kazakhstan, résidant à Moscou ; médecin psychiatre de formation, publie depuis 1988. Il est l'auteur de plus d'une vingtaine de romans et de nombreux récits et nouvelles. C'est le représentant le plus célèbre de la nouvelle vague du fantastique russe qui recueille depuis quelques années les suffrages des lecteurs. Les livres de Loukianenko atteignent des tirages impressionnants et sont régulièrement réédités. Son oeuvre a été récompensée par de nombreux prix littéraires de science-fiction.
Soyons honnête : la couverture criarde du livre nous faisait craindre le pire. Et le sujet, l'opposition Bien/Mal, semblait, pour le moins, rebattu. Et puis, ce diable d'écrivain, grand lecteur de littérature populaire depuis l'enfance, nous a concocté un détonnant cocktail à base de polar, de SF, de fantastique qui tient la route, fascine, amuse. Andrew Nurnberg, agent anglais d'un certain prix Goncourt 2006, ne s'y est pas trompé qui défend les intérêts mondiaux de Loukanienko. On attend donc avec impatience les deux autres volets (prévus en avril et octobre 2007), de cette savoureuse saga russe.
En France, c'est Albin Michel qui jette son dévolu sur la nouvelle coqueluche. «A des conditions convenables», souligne son éditeur, Tony Cartano, fasciné par cet auteur qui tient tout à la fois «d'Asimov, de Stephen King et de Bernard Werber». Un premier tirage de 45 000 exemplaires est prévu. A juste raison, tant cette formidable mise en scène de la fantasmagorie russe, ce combat entre le Bien et le Mal, les altruistes et les égoïstes, peut attirer au-delà du cercle des adeptes du genre...
A coups d'heureuses trouvailles (...), de rebondissements permanents et d'une bonne dose d'humour, l'auteur nous plonge dans une fascinante et grande parabole métaphysique.
Extrait du prologue :
L'immense escalator rampait comme à contrecoeur.
Normal, c'était une vieille station. Le vent se déchaînait à loisir dans ce goulet de béton, il ébouriffait les cheveux d'Egor, tirait sur son capuchon, se glissait sous son écharpe, le poussait en arrière.
Le vent ne voulait pas qu'il monte.
Le vent lui demandait de revenir.
Chose étonnante, personne autour de lui ne semblait remarquer ce vent. À l'approche de minuit, la station commençait de se vider. Quelques passagers seulement descendaient à sa rencontre, il n'y en avait qu'un devant lui et deux ou trois derrière. Guère plus.
À moins de compter le vent.
Egor fourra les mains dans ses poches et se retourna. Depuis deux minutes déjà, depuis qu'il était sorti du wagon, la sensation d'un regard posé sur lui ne le quittait pas. Curieusement, cela n'avait rien d'effrayant. Une sorte de fascination, acérée comme une piqûre.
Au bas de l'escalator, un homme de haute taille, en uniforme. Pas un policier : un militaire. Plus loin, une femme tenant par la main un bambin somnolent. Un autre homme, jeune, en anorak orange, avec un baladeur. Lui aussi paraissait dormir debout.
Rien de suspect. Même aux yeux d'un adolescent qui rentre trop tard chez lui. Près de la sortie, un policier, affalé contre la barrière de métal, guettait une proie facile parmi les voyageurs tardifs.
Rien d'effrayant.
Le vent le bouscula encore, puis s'apaisa, comme résigné, comme s'il avait compris l'inanité de ses efforts. Egor se retourna une fois de plus, avant de monter en courant les dernières marches qui se dérobaient sous ses pieds. Il devait se hâter. Sans savoir pourquoi. Une nouvelle piqûre, inquiète, incompréhensible ; un frisson le parcourut. Toujours ce vent.
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