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Il faut qu'on parle de Kevin

Couverture du livre Il faut qu'on parle de Kevin

Auteur : Lionel Shriver

Traducteur : Françoise Cartano

Date de saisie : 30/11/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Belfond, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-7144-4118-8

GENCOD : 9782714441188


  • La présentation de l'éditeur

Avec une effrayante lucidité, Lionel Shriver dresse le portrait inoubliable d'une mère confrontée à la monstruosité de son fils. Un sujet d'une brûlante actualité, doublé d'une vision au vitriol de l'american dream. Un roman coup de poing, violent, complexe, qui s'attaque au dernier des tabous. À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de la cafétéria et un professeur. Dans des lettres adressées au père dont elle est séparée, Eva, sa mère, retrace l'itinéraire meurtrier de Kevin. Elle se souvient qu'elle a eu du mal à sacrifier sa brillante carrière pour devenir mère. Qu'elle ne s'est jamais faite aux contraintes de la maternité. Que dès la naissance elle s'est heurtée à un enfant difficile. Que l'arrivée de Celia, petite soeur fragile et affectueuse, n'a fait que creuser le fossé entre mère et fils. Qu'elle aura passé des années à scruter les agissements de Kevin sans voir que son ambivalence envers lui n'avait d'égale que la cruauté et la malveillance du rejeton. Et, quand le pire survient, Eva veut comprendre : qu'est-ce qui a poussé Kevin à commettre ce massacre ? Et quelle est sa propre part de responsabilité ?

Née en 1957 en Caroline du Nord, Lionel Shriver a fait ses études à New York. Diplômée de Columbia, elle a été professeur avant de partir parcourir le monde. Elle a notamment vécu en Israël, à Bangkok, à Nairobi et à Belfast. Après six romans qui ont connu une publication confidentielle aux États-Unis, elle entreprend l'écriture d'un récit inspiré de la tuerie de Columbine. Il faut qu'on parle de Kevin a obtenu un éclatant succès international et a remporté l'Orange Prize en 2005. Lionel Shriver vit à Londres avec son mari, jazzman renommé.





  • La revue de presse Claire Julliard - Le Nouvel Observateur du 30 novembre 2006

Lionel Shriver - c'est une femme - a mis du temps à se faire un nom. Après une série de publications confidentielles, la romancière frappe fort. On n'est pas prêt d'oublier ce récit intense, dénué de sensiblerie et captivant comme un thriller. On peut y lire une charge contre un certain idéal éducatif américain. Il s'avère surtout une méditation intemporelle et sans tabou sur les ambivalences de la maternité.


  • La revue de presse Astrid Eliard - Le Figaro du 26 octobre 2006

Effectivement «moyens», ils mènent une vie paisible, en climat tempéré, à l'abri des tempêtes. Puis un jour, ils deviennent célèbres. Pour avoir massacré une dizaine d'élèves et de professeurs dans leur collège...
Dans Il faut qu'on parle de Kevin, Eva raconte la genèse de ce tueur à peine pubère, mais nous confesse surtout son aversion pour ce monstre né de ses entrailles. Car c'est bien d'entrailles qu'il s'agit dans cette histoire...
Subtilement, par la voix d'une mère, Shriver soulève une question taboue : peut-on haïr la chair de sa chair ?...


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