Yanomamis Fils de la Lune / Passion du livre

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.. Yanomamis Fils de la Lune

Couverture du livre Yanomamis Fils de la Lune

Auteur : Robert Taurines

Préface : Jean-Claude Carrière

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Photos

Editeur : Ed. du Mont, Cazoul-les-Béziers, France

Prix : 35.00 €

ISBN : 978-2-915652-09-3

GENCOD : 9782915652093

en vente sur


  • La dédicace de l'auteur

Au croisement des âges.

Depuis l'enfance je rêvais de grands voyages et de vastes horizons. Par ce décalage inouï du vingt et unième siècle, alors que des satellites tournent autour de la terre, des peuples vivent à l'âge de la préhistoire sous la canopée de l'immense forêt Amazonienne.
C'est près des sources de l'Orénoque, sur un territoire à cheval sur le sud du Venezuela et le nord du Brésil, que subsiste la dernière grande ethnie du peuple libre des deux Amérique, les Yanomamis, fiers guerriers et peuple de la forêt.
Après 10 jours de remonter de l'Orénoque, le destin nous fera rencontrer une Brésilienne Helena Valéro qui vécu autrefois captive des indiens Yanomamis, son fils Juan nous fera pénétrer le monde fabuleux de cette tribus du Rio Ocamo où je partagerais quelques mois de leur vie.
Dans les échanges et le quotidien extraordinaire de cette civilisation de la forêt, je vivrais ainsi que mon compagnon d'aventure Raymond la vie trépidante de ce peuple de guerriers. Chasse, pêche, cueillette, ces tranches de vie échangées à la croisée des âges, au quotidien. IL y a la perception de la mort, dont l'origine surnaturelle est toujours vécue comme l'envoi d'un sort d'un chaman ennemi, si le malade meurt, il faudra donc le venger. Ainsi la guerre perpétuelle tisse entre les tribus des alliances qu'il faut entretenir pour équilibrer les forces.
Cet album de photographies que je vous propose est une vision intimiste de cette tribu et de sa vie au coeur de l'Amazonie. Après avoir gagné, au fil des jours la confiance de ce peuple d'un autre âge.
Je raconte dans ce livre ces tranches de vie et cet immense respect pour avoir partagé des rires et des larmes au plus profond de cette fantastique humanité dont le mode de vie correspond à la préhistoire de notre civilisation. Ils vivent libres pour je ne sais combien de temps encore au plus profond de la foret Amazonienne et font un peu partie de notre mémoire ancestrale.

Robert Taurines
Photographe.



  • La présentation de l'éditeur

Le long du Rio Ocamo, sous l'impressionnante canopée de la forêt amazonienne, le photographe Robert Taurines a vécu plusieurs mois en totale immersion au sein d'une tribu Yanomami. De cette expérience, il a rapporté un reportage photographique situé à la lisière de la réalité et des songes, entre fascination, humilité et crainte. Des prises de vue exceptionnelles qui nous dévoilent un peu du mystère et de la grandeur de ce peuple méconnu.

[L'humanité des hommes nus de la forêt est touchante, émouvante et parfois cruelle (...) Nous sommes là pour nous approcher d'un autre monde, pas pour chercher de l'or ou toutes autres richesses, juste pour une rencontre à la croisée des âges...]

Robert Taurines, photographe éditeur, a signé des images sur les tribus d'Amazonie, la Mongolie-Extérieure, les aborigènes de l'Inde.
Il a réalisé une série de grands reportages sur le Mozambique, le Pérou, le Nicaragua, L'Inde, l'Equateur, le Honduras etc.... Ses photographies ont été publiées dans les magazines tels que L'Événement du Jeudi, Géo, Atlas, Peuple du Monde etc. ainsi que dans de nombreux ouvrages. Il a obtenu plusieurs prix internationaux. Il crée en Haute-Savoie en 1994 les Editions du Mont.
Il s'est consacré à une série d'ouvrages sur le terroir savoyard afin de conserver a mémoire des dernières traditions paysannes. Il vit depuis 2 ans en Languedoc où il est né.





  • Les premières lignes

Avant-propos de Jean-Claude Carrière :

Jean-Claude Carrière a vécu quelques jours chez les Yanomamis et nous livre ces mots sur son expérience.

«...Comme me l'avaient expliqué les gens de la Funai ", ces Indiens de la préhistoire avaient les pleins pouvoirs sur moi. M'auraient-ils tué, on ne pouvait ni les condamner ni les punir.
Et apparemment ils le savaient. Pourtant de toute ma vie, je pense, jamais je ne me suis senti aussi calme, aussi rassuré. Totalement coupé du reste du monde, sans radio, sans visiteur, je respirais différemment, j'oubliais toutes les menaces, même celles des serpents, la nuit.
Parmi les membres de ce groupe humain (ils étaient environ soixante-dix), je n'ai pas noté la moindre trace de cette fragilité dont je parle, qui est présente dans tous nos gestes.
Ils semblaient en accord avec les choses autour d'eux. Ils n'attendaient rien d'un dieu ou d'un chef. Leur vie était organisée, depuis longtemps sans doute, par eux-mêmes, et ils connaissaient sans doute déjà les histoires contées le soir, des histoires qu'il ne fallait pas oublier.
Ils passaient le plus clair de leur temps à dormir, à jouer, à se baigner et à parler.
Trois ou quatre heures d'activité quotidienne leur suffisaient largement pour survivre.
Jamais, même dans les rituels les plus complexes que nous élaborons pour nous protéger de la peur, je n'ai rencontré un pareil sentiment de durée, de temps accepté, de normalité, de solidité de l'être.
Portaient-ils un masque ? Peut-être. Mais il était très difficile à déceler, et impossible à enlever.
Quelques années plus tard, la moitié d'entre eux ont été exterminés par des chercheurs d'or...»


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