Auteur : Ake Edwardson
Traducteur : Philippe Bouquet
Date de saisie : 06/11/2006
Genre : Policiers
Editeur : 10-18, Paris, France
Collection : Grands détectives, n° 3940
Prix : 7.80 € / 51.16 F
ISBN : 978-2-264-04386-3
GENCOD : 9782264043863
Alors que Göteborg est écrasée par une chaleur caniculaire, le commissaire Erik Winter, désormais marié et père de famille, doit faire face à une série de crimes particulièrement atroces. La découverte du corps d'une jeune fille dans un parc municipal lui rappelle un autre meurtre, resté non résolu... Il va alors se plonger au coeur de ce dossier où s'entrelacent inextricablement affaires crapuleuses et drames familiaux. Dans ce polar psychologique à la fois intimiste et efficace, Ake Edwardson pose une fois encore un regard original et subversif sur son pays, loin des clichés du «modèle suédois».
«Ake Edwardson s'impose comme l'un des maîtres du roman policier nordique. En Suède aussi, il arrive que les étés soient torrides... À découvrir absolument.»
Claude Keiflin, DNA
Ake Edwardson est né en 1953. Diplômé de littérature, il travaille pour de nombreux journaux et enseigne à l'Université. Pour son premier roman, Danse avec l'ange, déjà traduit en quatorze langues, il a été lauréat du Grand Prix du roman policier suédois en 1997. Le cinquième volume de cette série qui met en scène le commissaire suédois Erik Winter, Voile de pierre, a paru aux Éditions Lattes en 2006. Ake Edwardson vit aujourd'hui à Göteborg, en Suède.
Elle ressentit une douleur au pied droit, sous les orteils. Elle avait pourtant marché prudemment mais, à cet endroit, le fond était couvert d'algues qui ressemblaient à de grandes et grosses herbes, brunes et écoeurantes, oscillant au gré du courant. Comme des fleurs fanées.
Elle se tenait maintenant en équilibre sur une jambe, sur un petit espace de sable. Elle leva le pied droit et vit qu'il saignait, mais seulement un peu. Ce n'était pas la première fois cet été-là. Elle avait l'habitude.
Soudain, elle repensa à une petite salle de classe qui sentait l'humidité et... les pensées acides, en quelque sorte. La pluie qui frappait au carreau. Des questions posées sur une feuille de papier, des plumes qui crissaient et des réponses qui seraient oubliées avant même que le devoir ne soit rendu. Elle était parvenue à ses fins, malgré tout. Elle était «étudiante», elle avait prouvé ce dont elle était capable, bon sang. Et cet été qui ne se terminait pas. Je voudrais que cela ne finisse jamais, se chanta-t-elle intérieurement.
Ce soir, sa plaie se réduirait à une égratignure qu'elle ne sentirait plus, mais elle éprouverait encore la sensation de chaleur laissée sur sa peau par le soleil et le sel. Après la douche. Avant que ne commence la soirée.
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