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Ne te retourne pas

Couverture du livre Ne te retourne pas

Auteur : James W. Nichol

Traducteur : Mathilde Martin

Date de saisie : 18/10/2006

Genre : Policiers

Editeur : 10-18, Paris, France

Collection : Domaine étranger, n° 3959

Prix : 8.50 € / 55.76 F

ISBN : 978-2-264-04397-9

GENCOD : 9782264043979


  • La présentation de l'éditeur

«Ne te retourne pas» : ce sont les derniers mots que Walker, trois ans, entend de la bouche de sa mère, avant qu'elle ne l'abandonne sur une route de l'Ontario. Quinze ans plus tard, après avoir été ballotté de services sociaux en familles d'accueil, le jeune homme est bien décidé à trouver des réponses aux questions qui l'obsèdent depuis l'enfance : qui est sa mère ? Et surtout pourquoi l'a-t-elle abandonné ? Mais sa quête va s'avérer beaucoup plus dangereuse qu'il ne le pensait : un mystérieux inconnu semble prêt à tout pour qu'il ne découvre pas la vérité sur son histoire. Conjuguant avec brio le suspense et l'émotion, James W. Nichol nous entraîne, avec ce premier roman haletant et noir à souhait, dans une sanglante partie de cache-cache.

James W. Nichol est un célèbre dramaturge canadien. Ne te retourne pas, son premier roman, a été inspiré d'une de ses pièces de théâtre, diffusée avec succès sur les ondes de la radio canadienne, et a remporté en 2003 le prix Arthur-Ellis, qui récompense les meilleurs ouvrages de littérature policière au Canada.





  • Les premières lignes

1995

Walker Devereaux, trois ans, se tient debout au bord d'une route, mais il est trop petit pour la distinguer. Des herbes hautes l'encerclent, des herbes couleur fauve qui flamboient comme la crinière d'un lion sous une lumière de fin d'après-midi. De temps à autre, des voitures pas­sent en vrombissant.
Il s'agrippe de toutes ses forces à un bout de clôture métallique, à travers laquelle il regarde fixement une autre étendue d'herbe qui dessine les contours escarpés d'une colline, puis, au-delà, la mousse argentée et les imposantes corniches de roche noire.
- Tiens-toi à ça, avait-elle murmuré. Tiens-toi bien fort.
Son ombre au-dessus de lui, ses cheveux foncés qui tombaient librement et couvraient son visage, son haleine chaude contre son oreille.
Mais il était déjà cramponné au grillage, tellement fort que le fil lui entaillait les mains. Il avait si peur de quelque chose ou de quelqu'un qu'il n'osait quitter des yeux ce coin de clôture, ou ces herbes. Puis elle avait disparu.
Le fil de fer rouillé déteint sur ses mains et leur donne une couleur orangée. Le soleil de l'après-midi commence à décliner. Walker chancelle. La colline se penche vers lui, les herbes hautes défilent à ses côtés, comme une armée en marche, drapeaux flottant au vent dans le ciel. Et pourtant, il tend l'oreille au bruit des voitures qui approchent, espérant que l'une d'elles lui ramène sa mère, mais toutes s'éloignent.
C'est alors qu'un véhicule s'arrête.
Il entend une portière claquer. Son coeur fait un bond, mais il est incapable de se retourner pour regarder, prisonnier de la clôture, à présent. Il ne peut rien faire d'autre que rester agrippé là, à attendre, les yeux levés, fixés sur la colline.
Une voix masculine retentit.


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