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Drapiers, magistrats, savants : la famille Naville, 500 ans d'histoire genevoise

Couverture du livre Drapiers, magistrats, savants : la famille Naville, 500 ans d'histoire genevoise

Auteur : Jean de Senarclens

Date de saisie : 16/10/2006

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Slatkine, Genève, Suisse

Prix : 35.00 € / 229.58 F

ISBN : 978-2-8321-0250-3

GENCOD : 9782832102503


  • La présentation de l'éditeur

Le 8 décembre 1506, un certain Jaques Naville, originaire de Marsier près d'Annecy, obtient la bourgeoisie de Genève. Il est tailleur de pierre, un métier d'avenir dans une ville qui doit constamment ériger des fortifications pour se défendre. Surviennent la Réforme et la naissance de la République. Les Naville se font drapiers puis négociants en horlogerie, grâce à l'impact des Foires de Genève.

Leur succès remarquable dans les affaires et les mariages donne aux Naville l'envie de gouverner. Mal leur en a pris: conservateurs, ils sont brisés, voire exécutés par les révolutions des XVIIIe et XIXe siècles. La famille trouve alors sa vocation véritable: la science. Philosophes et théologiens se succèdent, un institut d'éducation aux méthodes révolutionnaires répand dans toute l'Europe les principes familiaux de droiture et morale chrétienne, un égyptologue devient une sommité mondiale et sera reçu à l'Institut de France, tout comme avant lui Ernest Naville, père du système électoral de la représentation proportionnelle. Entre temps, les Naville ont pris leur essor hors de Genève. Banquiers et intellectuels à Paris, ils fréquentent Trotsky, Dreyfus et les surréalistes. Industriels à Zurich, ils fondent ce qui deviendra AluSuisse. Pionniers en Amérique du Sud, ils développent un domaine deux fois grand comme le canton de Genève.

Cette saga historique et familiale illustre un aspect essentiel de Genève après la Réforme: la promotion des élites. Jean de Senarclens, membre du comité éditorial de l'Encyclopédie de Genève et auteur de plusieurs livres d'histoire, est décédé avant de mettre la touche finale à son manuscrit. Une petite équipe a pris la relève, dirigée par Catherine Santschi, archiviste d'État et Serge Michel, journaliste.





  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos :

Le dimanche 27 novembre 2005, Jean de Senarclens déposait dans la boîte aux lettres de Corinne Eggly-Naville un premier manuscrit de sa Nouvelle chronique de la famille Naville, presque abouti, du moins dans l'état de sa documentation. Deux jours plus tard, la mort l'a surpris en plein sommeil, lui laissant l'air paisible de ceux qui ont accompli leur tâche ici-bas.
Entrepris une année plus tôt à la demande et avec l'aide de Corinne Eggly et de trois de ses cousines, l'ouvrage avait été conduit par le défunt, comme les précédents - l'Encyclopédie de Genève, le mémorial du Journal de Genève, l'histoire de l'hôtellerie genevoise, l'histoire de la famille de Senarclens, la biographie de Gustave Moynier - avec la même énergie, mêlée de courtoisie, de compétence et d'autorité, qui permet de réaliser un véritable travail d'équipe. Lorsque nous avons repris le manuscrit, ainsi que les matériaux qu'il avait réunis, nous avons été frappés par l'ordre qui régnait partout, la qualité de la réflexion, de la méthode et de l'écriture.
Mais l'ouvrage n'était pas terminé, et Jean de Senarclens en était conscient. Certes, il avait fait le tour des ressources des Archives d'Etat avec l'aide de la soussignée et des quatre cousines; il avait également exploré les archives Naville conservées à la Bibliothèque publique et universitaire, avait pris divers contacts avec les branches établies à Zurich et à l'étranger, obtenu le dépôt d'un fonds d'archives provenant de l'ancienne propriété de famille de Montchoisy. Mais d'autres fonds restaient à être dépouillés, la recherche iconographique était loin d'être terminée et certains chapitres manquaient encore, comme ceux consacrés aux XVIe et XVIIe siècles dont il avait confié la rédaction à Catherine Santschi, laquelle avait transcrit avec l'aide de Laurence Junod-Naville les archives notariales conservées aux Archives d'Etat.


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