Les réseaux de correspondance à l'âge classique : 16e-18e siècle / Passion du livre

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.. Les réseaux de correspondance à l'âge classique : 16e-18e siècle

Couverture du livre Les réseaux de correspondance à l'âge classique : 16e-18e siècle

Auteur : Pierre-Yves Beaurepaire | Jens Häseler | Antony McKenna

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Histoire

Editeur : Publications de l'Université de Saint-Etienne, Saint-Etienne, France

Prix : 40.00 €

ISBN : 978-2-86272-410-2

GENCOD : 9782862724102

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  • La présentation de l'éditeur

Ce volume regroupe les contributions de deux colloques consacrés aux réseaux de correspondance à l'âge classique (XVIe-XVIIIe siècle). L'accent y est mis sur l'entrée de l'individu dans un réseau de relations aux fonctions diverses, qui donnent un sens et un «poids» sociaux aux actes individuels.
Le réseau des relations familiales constitue souvent le premier cercle, pour ainsi dire, au moyen duquel le sujet s'identifie et fait son entrée en société. Ce premier cercle s'entoure - ou se lézarde - ensuite selon les intérêts et les appartenances diverses de ses membres et met le sujet en contact avec des réseaux plus vastes et aux contours plus incertains : réseaux de coreligionnaires, réseaux des institutions d'éducation, réseaux de protection et de mécénat, réseaux politiques, financiers, commerciaux, scientifiques, littéraires et culturels... C'est souvent inconsciemment que le sujet entre dans un réseau : ses affinités ou ses intérêts immédiats déterminent ses relations directes, et ce n'est que par la suite que la logique sociale de cette démarche se découvre. Ses relations et donc ses démarches personnelles prennent ainsi un autre sens, lui font accéder à un ensemble complexe de relations, structurées selon une logique qui n'est pas la sienne. Nous le suivons pas à pas et faisons de lui le centre de nos préoccupations, mais nous constatons qu'il n'est plus désormais le centre du réseau auquel il appartient. La logique et le sens de sa vie sociale s'appuient désormais sur l'identité «interrelationnelle» des réseaux auxquels il participe. Et l'évolution de ces réseaux sera déterminée par leur structure interne aussi bien que par l'infrastructure politique, économique, sociale et culturelle... et les péripéties des événements sociaux qui conditionnent leur existence. Les réseaux distincts et l'imbrication des différents réseaux deviennent ainsi des instruments utiles pour analyser la complexité de l'espace social : les manières dont l'individu s'identifie par rapport aux groupes et aux milieux auxquels il appartient, et les façons dont ces groupes et ces milieux imposent à l'individu leurs conventions et leurs contraintes et lui confèrent son identité sociale. La découverte des réseaux peut ainsi fonder l'étude sociologique d'un itinéraire individuel et des relations sociales qui le définissent. Nous assistons à la diversification et à l'imbrication complexe des réseaux qui définissent l'espace social à l'âge classique.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction de Jens Häseler et Antony McKenna :

DE LA LETTRE À LA CORRESPONDANCE ET DU RÉSEAU À L'ESPACE SOCIAL

Ce volume comporte les actes du colloque international : Les Réseaux de correspondance en Europe (XVIe-XIXe siècle) : matérialité et représentation, qui a eu lieu à l'École Normale Supérieure - Lettres et Sciences Humaines à Lyon, du 16 au 18 janvier 2003, sous la direction de Pierre-Yves Beaurepaire et d'Antony McKenna, et ceux de la Table ronde, Réseaux de correspondance à l'âge classique, organisée dans le cadre du Congrès des Lumières à Los Angeles, le 7 août 2003, par Jens Häseler et Antony McKenna. Une même logique et un même intérêt intellectuel inspiraient ces deux rencontres -comme aussi celles qui les précédaient1 - et il nous a semblé pertinent de rassembler ici l'ensemble des communications, en les organisant selon l'ordre chronologique des sujets traités.
Le point de départ de nos démarches a souvent été constitué par la découverte d'un échange de lettres significatives et une première approche méthodologique a été imposée par les exigences de l'édition critique. Une lettre ne peut évidemment prendre tout son sens qu'en étant insérée dans une série, dans un ensemble qui témoigne de la vie qui l'entoure, des conditions, des contraintes et des préoccupations politiques, religieuses, financières ou commerciales, intellectuelles, culturelles... de l'auteur. On est ainsi conduit très rapidement de l'interprétation du texte unique à la mise en relation de cette pièce avec un ensemble signifiant, et de la biographie individuelle à l'analyse des relations sociales qui lui donnent sa tonalité et sa substance. Pour que l'analyse dépasse l'anecdotique, il faut cette mise en relation de la lettre avec la correspondance dans son ensemble comme aussi de l'individu avec la complexité des milieux sociaux qu'il fréquente, qui sont structurés et qui évoluent selon leur dynamique propre.
Le réseau des relations familiales constitue souvent le premier cercle, pour ainsi dire, au moyen duquel le sujet s'identifie et fait son entrée en société. Ce premier cercle s'entoure - ou se lézarde - ensuite selon les intérêts et les appartenances diverses de ses membres et met le sujet en contact avec des réseaux plus vastes et aux contours plus incertains : réseaux de coreligionnaires, réseaux des institutions d'éducation, réseaux de protection et de mécénat, réseaux politiques, financiers, commerciaux, scientifiques, littéraires et culturels...


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