Auteur : Bernard Jacrot
Préface : C. J. Carlile | Michel Destot
Date de saisie : 04/10/2006
Genre : Sciences et Technologies
Editeur : EDP sciences, Les Ulis, France
Collection : Sciences & histoire
Prix : 19.00 € / 124.63 F
ISBN : 978-2-86883-878-0
GENCOD : 9782868838780
En 1967, la France et l'Allemagne décident de coopérer pour la construction et la mise en oeuvre d'un réacteur nucléaire destiné à des travaux de recherche en physique, chimie et biologie. Le projet de l'Institut Laue-Langevin était né, avec la mission de fournir aux chercheurs une source très intense de faisceaux de neutrons, outil fondamental pour sonder les mystères de la matière.
Rapidement la Grande-Bretagne se joint au projet, puis progressivement d'autres pays, de l'Europe de l'Ouest comme de l'Est, faisant de l'Institut Laue-Langevin un exemple particulièrement réussi de la coopération européenne ; ce succès démontre qu'un tel regroupement de forces et de compétences permet de réaliser des projets ambitieux, en permettant aux scientifiques de notre vieux continent de disposer de la meilleure source de neutrons au monde.
Des neutrons pour la science raconte la genèse de ce projet et montre comment une organisation adéquate a permis d'optimiser l'utilisation du réacteur. L'ouvrage dresse également le portrait de trois personnalités qui ont joué un rôle essentiel dans cette réussite.
Bernard Jacrot, ancien élève de l'Ecole polytechnique, a été le premier Directeur adjoint français de l'Institut Laue-Langevin (1967-1973).
Commander ce livre sur Fnac.com
Préface de C.J. Carlile, Directeur de l'ILL
Traduction de B. Jacrot
C'est pour moi un grand plaisir de saluer un texte qui donne un point de vue circonstancié de l'histoire de l'Institut Laue-Langevin de Grenoble. Grenoble a été appelée la vitrine des alpes Françaises et l'ILL est certainement dans un site remarquable. Les premiers faisceaux de neutrons y ont été produits il y a presque 35 ans et l'Institut fut crée il y a 40 ans. Très rapidement l'ILL, spécifiquement construit pour mettre un instrument à la disposition des usagers, devint le modèle reconnu de fonctionnement de tels instruments et très vite, il fut clair que la science utilisant les neutrons avait été mise au premier plan grâce aux innovations dans lesquelles s'étaient courageusement embarqués les directeurs de l'époque et les Associés. De nos jours, cette position a été maintenue et l'esprit d'innovation et l'ambition sont toujours bien vivants. L'ILL maintenant, en collaboration avec le conseil scientifique et la communauté des usagers, fait des plans pour optimiser le haut niveau des instruments scientifiques pour les vingt prochaines années ou plus.
Bernard Jacrot fut, à l'origine, un des directeurs de l'Institut en poste avec deux éminents directeurs allemands, Heinz Maier-Leibnitz et Rudolf Mössbauer, aujourd'hui des figures mythiques et très justement respectés. Bernard Jacrot quitta l'ILL à la fin de son contrat et passa alors un certain temps à Cambridge dans le centre renommé de biologie moléculaire ; il revint plus tard à l'ILL comme «senior scientist» déterminé à introduire la biologie aux neutrons et les neutrons à la biologie. L'énormité de la tâche ne l'a pas dissuadé et les bases mises en place dans ces disciplines scientifiques sont maintenant bien visibles avec l'ouverture du bâtiment Carl-Ivar Branden qui regroupe trois laboratoires européens et deux laboratoires nationaux qui mettent en commun leur expertise en biologie pour faire le meilleur usage des neutrons et du rayonnement synchrotron à l'ILL et dans le laboratoire voisin de l'ESRF.
J'ai eu du plaisir à lire ce livre tel qu'il a été écrit. Cela m'a permis de combler des trous dans mes souvenirs de l'ILL. L'ILL est une véritable réussite non seulement pour la science européenne mais aussi pour l'intégration européenne. C'est un emblème dont l'Europe peut être fière et dont, je l'espère, elle pourra s'enorgueillir encore longtemps.
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli