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Une femme de nulle importance. suivi de Un mari idéal

Couverture du livre Une femme de nulle importance. suivi de Un mari idéal

Auteur : Oscar Wilde

Traducteur : Michel Borel

Date de saisie : 27/09/2006

Genre : Théâtre

Editeur : Ed. de l'Amandier, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-915695-73-1

GENCOD : 9782915695731


  • La présentation de l'éditeur

Ce volume contient les deuxième et troisième «pièces de salon» d'Oscar Wilde, dans la traduction de Michel Borel. Il présente de la sorte deux facettes différentes de cette oeuvre de comédie qui a si fortement contribué à la réputation de l'auteur.
Une femme de nulle importance est la deuxième. C'est certainement, sur le plan humain, la plus cruelle du répertoire dramatique d'Oscar Wilde. Elle finit de manière beaucoup plus odieuse que la précédente, L'Eventail de Lady Windermere, dont la fin était déjà assez douce-amère. La femme et la mère, que représente Arbuthnot, y sont, jusqu'à la fin, bafouées, par l'égoïsme des hommes; mais comme dans la précédente, le salut viendra des femmes.
Un mari idéal, troisième pièce de salon d'Oscar Wilde, marque, quant à elle, un changement notable dans l'oeuvre dramatique de l'auteur. D'une autre veine, elle aborde un sujet futile - un délit d'initié et un chantage -finit bien et l'homme y devient sympathique. Elle marque un vrai tournant puisque la pièce suivante, The Importance of Being Earnest, va aller bien plus loin, ajoutant à la légèreté du sujet une dose non négligeable de douce absurdité.





  • Les premières lignes

LA SITUATION La pelouse devant la terrasse du manoir des Hunstanton.
L'action de la pièce se déroule en vingt-quatre heures.

L'ÉPOQUE Fin du XIX siècle.

Sir John et Lady Caroline Pontefract, Miss Hester Worsley, assis dans des fauteuils sous un grand if

LADY CAROLINE Je crois que c'est le premier manoir anglais où vous séjournez, Miss Worsley ?
HESTER Oui, Lady Caroline.
LADY CAROLINE Vous n avez pas de manoirs, me suis-je laissé dire, en Amérique ?
HESTER Nous n'en avons pas beaucoup.
LADY CAROLINE Avez-vous de la campagne ? Ce que nous appelons campagne ?
HESTER (Souriant.) Nous avons la plus vaste campagne du monde, Lady Caroline. On nous dit habituellement à l'école que certains de nos États sont aussi grands que la France et l'Angleterre réunies.
LADY CAROLINE Ah ! Vous devez trouver la nôtre très venteuse, j'imagine. (À Sir John.) John, vous devriez mettre votre cache-nez. À quoi sert-il que je vous tricote toujours des cache-nez si vous ne les portez pas ?
SIR JOHN J'ai vraiment chaud, Caroline, je vous assure.
LADY CAROLINE Je n'en crois rien, John. Oui, vous ne pouviez venir dans un endroit plus charmant, Miss Worsley, bien que la maison soit excessivement humide et que notre chère Lady Hunstanton soit parfois un peu négligente avec les gens qu'elle invite à descendre ici. (À Sir John.) Jane fait beaucoup trop de brassages. Lord Illingworth, bien sûr, est un homme d'une grande distinction. C'est un privilège de le rencontrer. Il y a aussi ce membre du parlement, M. Kettle...
SIR JOHN Kelvil, mon amour, Kelvil.


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