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Dans la peau des arbres

Couverture du livre Dans la peau des arbres

Auteur : Isabelle Collombat

Date de saisie : 27/09/2006

Genre : Jeunesse à partir de 13 ans

Editeur : Ed. du Rouergue, Rodez, France

Collection : DoAdo

Prix : 10.00 € / 65.60 F

ISBN : 978-2-84156-787-4

GENCOD : 9782841567874


  • La présentation de l'éditeur

On l'appelle Didi, pour Géraldine, et c'est le dernier été qu'elle passe à La Douloire chez sa grand-mère, mais elle ne le sait pas encore. Ici, au milieu des pins, Didi se sent vraiment chez elle, plus que dans le Nord où elle vit avec ses parents. L'incendie qui vient ravager la pinède va déclencher, par sa violence, une cascade de drames et de révélations. Qui donc a peint ce tableau d'une très belle jeune femme, est-ce vraiment son grand-père ? Pourquoi sa mère dit-elle n'avoir aucune mémoire ? Et quelle est cette petite voix qui l'appelle depuis toujours ? La Douloire cache bien ses secrets. Pourtant ses proches savent tant de choses sur l'histoire familiale qu'elle ignore, Zaccharie y compris, ce garçon trop parfait qui ta bouleverse...

Isabelle Collombat est née en 1970. Elle vit dans l'Ain. Diplômée de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille, elle travaille pour une maison d'édition allemande. Dans la peau des arbres est son premier roman.





  • Les premières lignes

Les canadairs rôdent au-dessus de ma tête. Ils ronflent et grognent. Le bruit de leur carcasse essoufflée provoque une légère éraflure sur le chant des herbes sèches, écorche à peine les stridulations des cigales.
Allongée sous le pin parasol, je les observe tournoyer de l'autre côté de la colline, dans un ciel impeccable et brûlant. Le soleil flamboie, très haut et très blanc, de l'or incandescent. Je sens ses rayons insister sur mes pieds, mes genoux. J'aime quand le soleil cuit la peau. Un instant, j'ai ce drôle de sentiment que mon épiderme se décolle et s'enroule en copeaux. Etrangement, je me sens glacée dans l'atmosphère chargée d'UV. Puis, je passe la main sur mon dos, mes doigts effacent le froid pour ne retenir que la sensation de ma peau chaude. Je sens que je tiens en un seul morceau, compacte, entière, vivante. Plus je caramélise, plus j'existe, une braise.
Ma mère n'est jamais de mes bains de soleil. Je l'entends me prédire :
- Tu vas avoir un cancer ! C'est ce que tu veux, Géraldine !
Il est effroyable, le cancer de la peau qui me grignotera quand j'aurai cinquante ans. Je ne m'en moque pas, moi aussi, j'ai peur de toutes les maladies. Ma mère m'a bien contaminée, mais je ne peux pas me passer de cette lumière qui me régénère, de cette chaleur qui me calcine, je suis bien.


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