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La cave

Couverture du livre La cave

Auteur : Ann McLean Matthews

Traducteur : Joseph Antoine

Date de saisie : 23/09/2006

Genre : Policiers

Editeur : Archipoche, Paris, France

Collection : Archipoche

Prix : 7.50 € / 49.20 F

ISBN : 978-2-35287-012-8

GENCOD : 9782352870128


  • La présentation de l'éditeur

Responsable du service de soins psychiatriques d'un hôpital new-yorkais, Helen Myrer part se reposer quelques jours dans une maison du New Hampshire, isolée en forêt.
Un matin, elle devine une silhouette dans la pénombre du cellier. L'éclat d'une lame de couteau. Un visage recouvert d'un bas qui l'observe...
Hélène croit pouvoir s'échapper, mais l'ombre s'apprête à fondre sur elle. Elle est là, qui la guette pour l'attirer dans... la cave. Qui est son tortionnaire ? Que lui veut-il ? Coupée du monde, Helen comprend que la première erreur lui sera fatale...
Diplômée en psychologie, Anne McLean Matthews dirige une collection de romans à suspense pour une maison d'édition américaine. Face-à-face entre un psychopathe et sa victime, La Cave est un premier roman d'une effrayante intensité.

«Ann McLean Matthews décrit nos peurs les plus intimes avec un brio impressionnant.
J'ai lu ce roman de bout en bout sans reprendre mon souffle.»

Patricia MacDonald





  • Les premières lignes

MORT, NOTRE MÈRE

Helen Myrer avait l'impression d'entendre ses talons claquer comme des coups de feu. Elle traversa en cou­rant le Capitole, où flottait une odeur de renfermé et de parquet ciré qui lui soulevait le coeur. Elle était en retard. Un jour pareil ! Dans un instant, elle affronterait le sous-comité, et c'était exactement le genre de circonstance où la plus petite erreur risque de tout flanquer par terre.
Elle allait peut-être assister à la destruction de son oeuvre. À l'anéantissement de ce à quoi elle s'était consacrée corps et âme depuis des années. Dans quelques minutes, le sous-comité de la Santé publique se prononcerait sur l'opportunité d'effectuer des coupes drastiques dans le budget de l'Unité d'aide à l'hygiène mentale de l'État de New York - du jamais vu en matière d'économies. Si ce projet passait, ce serait la fin d'un des services de santé publique les plus audacieux au monde. Et c'est Helen Myrer qui porterait le chapeau ! Mais Helen n'avait pas l'intention de se laisser faire. Pour la dixième fois, elle défendrait son dossier devant douze politiciens aigris et hostiles ; elle tenterait à nouveau de leur ouvrir les yeux sur la cruauté des mesures prévues, et sur leurs conséquences catastrophiques.
Helen avait travaillé toute sa vie sur la maladie men­tale, d'abord dans une clinique psychiatrique, puis dans l'administration. Elle était bien placée pour connaître les besoins des patients et savoir qu'il était criminel de leur refuser l'assistance qu'exigeait leur état. Son unité avait les moyens de soulager la souffrance de ces gens ; on y effectuait un travail utile et nécessaire.
Helen n'était pas venue au Capitole en se berçant d'illusions. Il était clair que l'Unité d'aide à l'hygiène mentale était d'ores et déjà dans la ligne de mire de la nouvelle législature. Aujourd'hui, la question était de savoir si on allait lui supprimer purement et simplement son budget, ou le diminuer des trois quarts. Dans les deux cas, Helen sortirait d'ici avec un gros problème sur les bras : une faillite de dix millions de dollars, ou une aumône de deux millions.
Pourquoi, grands dieux, lui avait-on confié un pareil budget ? Si seulement elle était restée à sa place dans l'Unité, au lieu d'entraîner tout le monde dans le naufrage !


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