Passion du livre - tout sur le livre : Mozart et Salieri

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Mozart et Salieri

Couverture du livre Mozart et Salieri

Auteur : Aleksandre Pouchkine

Préface : Jean -Pierre Pisetta

Traducteur : Jean -Pierre Pisetta

Date de saisie : 15/09/2006

Genre : Théâtre

Editeur : B. Gilson, Bruxelles, France

Prix : 8.00 € / 52.48 F

ISBN : 978-2-87269-164-7

GENCOD : 9782872691647


  • La présentation de l'éditeur

Face à face des deux musiciens, de l'élève et du maître, la pièce se termine sur l'assassinat de Mozart par Salieri (1750 - 1825). Alexandre Pouchkine s'est donc emparé de la rumeur concernant un empoisonnement «physique» de Mozart par Salieri : «petite tragédie» où l'envieux professeur se croit investi de la mission de supprimer le génial compositeur occupé à réduire tous ses confrères au silence.

150 ans plus tard, Milos Forman (et avant lui la pièce de Peter Shaffer dont le film est inspiré), présente dans le splendide et dramatique Amadeus (1984) un Salieri empoisonneur «moral» de Mozart.

Comme l'écrit très justement Jean-Pierre Pisetta dans sa postface : «Peter Shaffer n'aurait peut-être jamais écrit sa pièce - qui n'aurait alors jamais conduit au triomphe du film de Forman - s'il n'avait eu connaissance des deux petites scènes écrites par le poète un siècle et demi plus tôt.»

Ce texte méritait de paraître enfin dans un volume qui lui fut entièrement consacré. Les commentaires de Jean-Pierre Pisetta qui accompagnent sa (nouvelle) traduction s'efforcent de démêler le vrai du faux sur la thèse de l'empoisonnement ainsi que d'informer le lecteur sur la pièce elle-même et son auteur.





  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos de Jean -Pierre Pisetta :

Salieri et Mozart

En 1979, Wolfgang Hildesheimer écrit les lignes sui­vantes dans Mozart, une biographie considérée à l'époque comme «l'ouvrage de référence» sur le com­positeur : On a prétendu que, sur son lit de mort (mai 1825), Salieri aurait avoué son crime [l'empoisonne­ment de Mozart]. Cette version est tout à fait invrai­semblable, a moins qu'il ne soit mort fou, ce que nous ignorons totalement. Salieri fut certes l'un des rares à accompagner Mozart à sa dernière demeure, mais ce qui infirme surtout l'hypothèse du crime est que l'idée d'une prétendue rivalité entre les deux musiciens relève du roman pur et simple [...]. Nous voici donc en pleine légende. En réalité Salieri était un homme affable et tout à fait conciliant, un musicien et un professeur sérieux, ayant eu pour élèves Beethoven, Schubert et Liszt.
On pourrait ajouter à cette liste le propre fils de Mozart, Franz Xaver, à qui Salieri donnera des leçons gratuites. Ce dernier n'aurait pas été qu'un assassin, il aurait été un monstre s'il avait pu, après avoir tué son père, s'occuper de cet enfant «comme si de rien n'était». Et que dire de Constance Mozart, sa mère, qui aurait confié son fils au meurtrier présumé de son mari ! On peut donc raisonnablement conclure de ces informations que, si c'est Constance qui a rapporté à Niemetschek (premier biographe du musicien) la conversation au cours de laquelle Mozart lui aurait fait part de ses craintes d'avoir été empoisonné (voir «Pouchkine et l'Histoire vraie», p. 51), soit elle n'avait pas pris son mari au sérieux, soit elle n'avait jamais pensé que cet empoisonneur fût Salieri. La légende, car tout porte à croire que c'est bien de légende qu'il s'agit, est donc née bien après le décès de Mozart : Franz Xaver ayant vu le jour en 1791, quelques mois avant la disparition de son père, Salieri n'a pu commencer ses leçons alors que l'enfant était encore au berceau et, par conséquent, il est évident qu'il jouissait encore de la confiance de Constance plusieurs années après ledit empoisonnement.


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