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L'interprète des animaux

Couverture du livre L'interprète des animaux

Auteur : Temple Grandin

Traducteur : Inès Farny

Date de saisie : 11/09/2006

Genre : Nature, Animaux

Editeur : O. Jacob, Paris, France

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-7381-1824-0

GENCOD : 9782738118240

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  • La présentation de l'éditeur

Temple Grandin, cette femme extraordinaire qui a réussi à sortir de l'autisme, a étudié les animaux pendant trente ans et a cherché à améliorer leurs conditions de vie. Elle a utilisé les mystères de l'autisme pour comprendre et décoder le comportement animal. Elle nous livre ici sa vision de la façon dont les animaux pensent, ressentent de la souffrance, de la peur, de l'agressivité, de l'amour, de l'amitié. Elle nous explique comment ils communiquent et acquièrent des connaissances. Elle pense en particulier que le langage n'est pas indispensable à la pensée et que les animaux ont bel et bien une conscience ; elle explique les dons " surhumains " de certains animaux, qui seraient un peu des " autistes savants ", et la manière dont, comme les humains, ils utilisent leurs émotions pour prendre des décisions et prévoir le futur. Fourmillant d'anecdotes et d'exemples frappants, une plongée originale et novatrice dans les couches les plus profondes du fonctionnement de l'esprit. Un livre fascinant.

Spécialiste du comportement et de la pensée animale, Temple Grandin est professeur à l'Université d'Etat du Colorado. Autiste dans son enfance, elle a consacré sa vie à la compréhension des modes de pensée des autistes et à la réflexion sur leur prise en charge. Elle a notamment publié " Ma vie d'autiste " et " Penser en images ".





  • Les premières lignes

Mon histoire

Les gens me demandent souvent à quel moment je me suis aperçue que je comprenais les animaux et leur façon de penser. Ils imaginent sans doute que c'est à la suite d'une révélation.
Mais non. Il m'a fallu beaucoup de temps pour me rendre compte que je voyais certaines choses que les autres ne remarquent même pas. Et c'est à la quarantaine seulement que j'ai mesuré l'avantage énorme que me donnait l'autisme sur les propriétaires de bétail qui m'employaient. L'autisme m'avait rendu la vie très difficile, mais facilitait mes rapports avec les animaux.
Quand j'étais petite, j'aimais les animaux, mais je ne soupçonnais pas l'existence d'une connexion spéciale entre eux et moi. J'avais déjà bien du mal à ne pas confondre un petit chien avec un chat et des choses comme ça. Cette difficulté provoqua d'ailleurs une grave crise dans ma vie. Tous les chiens que je connaissais étaient d'assez grande taille et c'est comme ça que je les identifiais. Et puis nos voisins ont acheté un teckel, et cela m'a plongée dans une grande perplexité. Comment cette petite chose pouvait-elle être un chien ? J'ai longuement observé le teckel pour tenter de résoudre cette énigme. Et j'ai fini par remarquer qu'il avait le même type de nez que mon golden retriever. C'était donc ça : les chiens ont des nez de chien.
Jusqu'à l'âge de douze ans, mes connaissances s'arrêtaient à peu près là.
Je suis tombée amoureuse des animaux au collège. Ma mère m'avait inscrite dans un internat pour enfants doués mais souffrant de «problèmes émotionnels», terme qui recouvrait à peu près tout, à l'époque. J'avais été renvoyée du collège précédent pour m'être battue. Je me battais parce que les autres enfants se moquaient de moi. Us me traitaient de «débile» ou de «magnétophone».
Ils me traitaient de «magnétophone» parce que j'avais stocké dans ma mémoire un certain nombre de phrases que je répétais continuellement dans toutes les conversations.


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