Train de nuit pour Lisbonne / Passion du livre

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.. Train de nuit pour Lisbonne

Couverture du livre Train de nuit pour Lisbonne

Auteur : Pascal Mercier

Traducteur : Nicole Casanova

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : M. Sell éditeurs, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 22.00 €

ISBN : 978-2-35004-030-1

GENCOD : 9782350040301

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Une femme penchée sur le parapet d'un pont, un matin à Berne, sous une pluie battante. Le livre, découvert par hasard, d'un poète portugais. Amadeu de Prado. Ces deux rencontres bouleversent la vie du sage et très érudit professeur Raimond Gregorius. Au milieu d'un cours de latin, soudain il se lève et s'en va. Il prend le premier train de nuit pour Lisbonne, tournant le dos à son existence anti-poétique et sans savoir ce que vont lui révéler la beauté étrangère de Lisbonne et le livre d'Amadeu. Fasciné par les profondeurs que ce texte lui ouvre sur l'amour, l'amitié, le courage et la mort. il veut savoir qui était Amadeu de Prado : un médecin de génie, poète, militant engagé dans la Résistance contre la dictature de Salazar - un orfèvre des mots, un maître à penser, un explorateur de la vie à la manière des anciens navigateurs portugais. L'enquête menée par Gregorius l'entraîne dans une ronde de personnages fortement dessinés qui ont connu Amadeu. Leurs témoignages convergent vers cet homme et cernent en même temps la personnalité de Gregorius : " coupable " d'avoir trop peu osé. Un grand roman européen qui sonde les multiples territoires de l'âme et de la conscience de soi.

Pascal Mercier, né en 1944 à Berne, en Suisse, vit aujourd'hui à Berlin où il enseigne la philosophie.





  • La revue de presse Clémence Boulouque - Le Figaro du 2 novembre 2006

La littérature n'est surtout pas sommée de donner des certitudes et c'est tant mieux. Mais dès les premières pages de Train de nuit pour Lisbonne, une petite voix s'entête et grandit au fil des pages, une voix qui répète que cet épais volume est un très grand roman. Un roman venu d'un autre âge, celui des humanités, juste avant que l'ironie ou l'indifférence ne sape l'amour de la connaissance...
S'il est vrai que nous ne pouvons vivre qu'une seule partie de ce qui est en nous, qu'advient-il du reste ?» Cette question, parmi tant d'autres, est portée par une écriture venue de loin, classique et ample, apaisante pour mieux dire les dévorations face aux questionnements d'une vie et aux réponses à y apporter. Celles qui peuvent se trouver dans l'amour et les livres. Et qui sont sans doute écrits de la même encre, celle des silences, des langues à apprendre, des rencontres presque manquées, et des départs à oser.


  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 28 septembre 2006

Il s'appelle Gregorius, un vrai beau nom de héros. En entier, il est Raimund Gregorius, professeur au lycée de Berne. Ceux qui disent le Papyrus en parlant de lui ne l'aiment pas. Les autres le surnomment Mundus. Le grec, le latin, l'hébreu sont les langues de sa vie. Il a 57 ans, un parcours rectiligne. Un matin, en plein cours, il se lève pour ne plus revenir. Où va-t-il ? Le titre du roman le dit : Train de nuit pour Lisbonne...
Train de nuit pour Lisbonne raconte comment un homme se réconcilie avec lui-même en élucidant l'existence d'un autre. Comment le fils unique d'un modeste foyer suisse se met à la place d'un rejeton de la vieille noblesse lisboète. Comment Gregorius se reconstruit à travers le style de Prado. Lequel estimait que la connaissance d'autrui était aussi illusoire que l'assurance d'être soi. Le texte de Prado apparaît en italiques. Ce sont des notes, des fragments plus ou moins longs que Gregorius déchiffre bientôt avec aisance...
Pour Prado, seules comptent la poésie et la pensée, l'imagination et l'intimité que procure le secret partagé. Il met la loyauté au-dessus de tout sentiment. Il réfléchit à notre passage sur terre. Il dit que les «moments décisifs» sont quasi invisibles...


  • La revue de presse Patrick Kéchichian - Le Monde du 8 septembre 2006

Avant qu'elles ne soient dûment formulées, certaines questions essentielles regardant le sens de notre existence semblent flotter au-dessus de la conscience. On les devine, mais on ne peut les saisir, les poser. C'est comme si les mots et les phrases se refusaient à traduire ces interrogations confuses. De ces pensées ou sentiments informes, poètes et philosophes font leur bien, leur tâche. Une fois la traduction faite, l'évidence et le caractère central de ces questions apparaissent. Mais toujours, c'est une autre voix qui nous les fait entendre, fût-elle intérieure.
[...] Le roman de Pascal Mercier - c'est l'étrange pseudonyme français que s'est choisi cet écrivain suisse, né à Berne en 1944 et qui enseigne la philosophie à Berlin - est le récit impressionnant et minutieusement orchestré de la quête de Gregorius. Une quête d'âme plus que d'identité. Grave et beau livre d'initiation à la vie intérieure comme à celle du monde et de l'histoire, Train de nuit pour Lisbonne progresse au rythme d'une interrogation toujours reprise, approfondie, jamais refermée sur elle-même. La confrontation des deux personnages, Gregorius, le vivant, et Prado, le mort, homme d'esprit et d'exception, "orfèvre" du langage, est comme une chambre d'écho. Là, dans cette "fin de terre" qu'est le Portugal, résonne la culture de la vieille Europe. Une culture dont la vocation n'est assurément pas de nous assurer ou de nous rassurer... "Et voilà pourquoi un homme, quand il lui manque un mot en face de trois cent mille livres est pris de vertige."


  • La revue de presse Gilles Heuré - Télérama du 26 août 2006

... L'évidence de l'amour, la dignité des sentiments, les illusions de l'esprit, la force de l'imagination, le refus des rhétoriques simplistes sont les thèmes qui jalonnent le livre mystérieux de Prado, l'homme disparu que Gregorius poursuit sans relâche...

Train de nuit pour Lisbonne, premier roman traduit du Suisse germanophone Pascal Mercier, professeur de philosophie à Berlin, est mieux qu'une magnifique et bouleversante histoire. Il interroge aussi la littérature : que disent ou taisent les écrits de notre vie, que traduisent-ils du vertige de l'amour, qu'expriment-ils des sentiments complexes qui poussent un homme à rechercher la poésie de chaque jour et, au bout du compte, à ne jamais totalement disparaître ?



  • Les premières lignes

Ce jour commença à la manière d'innombrables autres jours, pourtant, après lui, rien ne devait plus être comme avant dans la vie de Raimund Gregorius. Gregorius arriva de la terrasse de la Confédération à huit heures moins le quart et prit le pont de Kirchenfeld qui mène du centre de la ville au lycée. Ainsi faisait-il chaque matin de l'année scolaire, et immuablement à huit heures moins le quart. Il y eut bien la fois où il trouva le pont barré, et où il fit une faute pendant le cours de grec qui suivait. Ce n'était jamais arrivé auparavant, et cela n'arriva plus jamais par la suite. Des journées entières, toute l'école ne parla que de cette faute. Plus la discussion sur le sujet se prolongeait, plus grandissait le nombre de ceux qui pensaient avoir mal entendu. Finalement, cette conviction l'emporta aussi chez les élèves qui avaient assisté au cours. Il était tout simplement inimaginable que Mundus, comme on l'appelait, commît une faute en grec, latin ou hébreu.
Gregorius regarda devant lui les tours pointues du musée Historique bernois, leva les yeux sur le Gurten, puis les baissa vers l'Aar et son eau vert glacier. Le vent soufflait en rafales, chassait au-dessus de lui les nuages bas et retourna son parapluie. C'est alors qu'il aperçut la femme au milieu du pont. Accoudée au parapet, elle lisait sous les torrents d'eau ce qui semblait être une lettre. Elle était obligée de la tenir à deux mains. Quand Gregorius s'approcha, elle froissa soudain le papier, le pétrit en une boule qu'elle jeta d'un geste violent...


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