Passion du livre - tout sur le livre : Alexandre et Alestria

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Alexandre et Alestria

Couverture du livre Alexandre et Alestria

Auteur : Shan Sa

Date de saisie : 26/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 19.50 € / 127.91 F

ISBN : 978-2-226-17336-2

GENCOD : 9782226173362


  • La présentation de l'éditeur

«Viens, Alestria ! Nous allons grimper les montagnes, prendre d'assaut les citadelles. Nous irons combattre les dragons, les singes, les éléphants conduits par des guerriers recouverts de perles, de diamants. Sois ma reine, Alestria. Je t'offre des paysages grandioses, des milliers de nuits étoilées, la chevauchée de cent mille hommes sous le soleil, dans l'eau, dans les sables, à travers les forêts et les déserts.»

Shan Sa est née à Pékin en 1972 et y a vécu jusqu'en 1990. En 1997, elle publie aux Éditions du Rocher son premier roman écrit en langue française Porte de la Paix céleste, pour lequel elle reçoit la bourse Goncourt du premier roman, le prix de la vocation littéraire.
Aux Éditions Grasset, elle a publié :

- Les Quatre vies du Saule, 1999, (Prix Cazes),
- La Joueuse de Go, 2001, (Prix Goncourt des lycéens), Et aux Éditions Albin Michel :
- Le Miroir du Calligraphe, 2002,
- Impératrice, 2003,
- Les Conspirateurs, 2005.



logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com



  • Les premières lignes

MOI, Alexandre de Macédoine, fils de Philippe, roi des rois, vainqueur des Grecs, je vins sur terre par une nuit d'incendie.
Le temple d'Artémis brûlait. Flammes ocre et jaunes, forêt d'étincelles, couronne de fumées torsadées envahissaient le ciel. D'épais nuages s'abattaient sur le village où les habitants s'étaient enfermés chez eux, terrifiés par la colère de la divine chasseresse.
Quand vient mon premier souvenir, je cours déjà au sommet de la colline. Ma mère, qui m'habille en fille, m'emmène jouer dans les ruines. Des pierres brûlées gisent dans les herbes. Les fleurs sauvages soufflent leur parfum amer. Vêtu d'une tunique blanche,coiffé de deux tresses, chaussé de sandales aux lanières dorées, je trébuche sur les marches effondrées, me cache derrière les colonnes couchées, et ris lorsque les esclaves passent sans m'apercevoir. Ma mère me contemple. Elle me dit qu'un grand temple a été anéanti par le feu. Elle ajoute que seul le feu est indestructible.
Adolescent, je suis retourné sur cette colline où les ruines, à leur tour, n'étaient plus. Un nouveau temple, avec ses colonnes peintes, ses fresques sur le fronton et sur les voûtes, a été érigé. Mon père me dit qu Artémis et Apollon étaient jumeaux. Délivrée la première déjà habillée et armée, Artémis aida sa mère à mettre Apollon au monde. Horrifiée par la souffrance de l'accouchement, elle fît voeu de chasteté. Mon père a préféré dédier ce temple à Apollon car, me dit-il, ma naissance a mis fin au monde de la lune vague, des vierges poétesses et des bacchantes errantes. Avec moi, est venu le temps du soleil, des conquérants, des amants voués à la fureur de la guerre.
Moi, Alexandre, dont le nom signifie le secours mâle et la protection des guerriers, je suis né prince d'un royaume de paysans et de soldats.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli