La colère d'Achille / Passion du livre

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.. La colère d'Achille

Couverture du livre La colère d'Achille

Auteur : Charles Ficat

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Bartillat, Paris, France

Prix : 14.00 €

ISBN : 978-2-84100-384-6

GENCOD : 9782841003846

en vente sur


  • Le message sonore
Un message sonore de Charles Ficat

Charles Ficat - 18/09/2006



  • La dédicace de l'auteur

La colère d'Achille, qui se présente sous la forme d'un roman, raconte, en douze chapitres qui sont douze tableaux, les épisodes les plus marquants du personnage de la mythologie grecque, Achille, le roi des Mirmidons, qui a quitté sa Grèce natale pour aller conquérir Troie avec les autres Grecs, qui est mort aux portes de cette grande cité et qui n'a jamais revu sa terre natale. L'idée était d'imaginer Achille aux enfers, un peu comme lorsque Ulysse, dans L'Odyssée, descend dans le monde des morts et y rencontre Achille qui lui dit regretter la vie. Achille, personnage fougueux s'il en est, avait choisi d'avoir une vie courte mais glorieuse. Toutefois, une fois aux enfers, il regrette son destin en quelque sorte, et il pleure la vie. J'ai donc imaginé Achille aux enfers, chantant sa propre vie en douze scènes, douze tableaux qui sont les épisodes les plus marquants de sa vie : de sa naissance, puisqu'il est un demi-dieu, de cette conception originale entre une déesse et un mortel, jusqu'à la flèche fatale qui l'abattra aux portes de Troie et qui est restée dans l'histoire, pour la faiblesse de son talon, le seul endroit de son corps où il était vulnérable. Ce sont donc les épisodes les plus marquants que l'on retrouve, comme son éducation par le centaure Chiron, son engagement envers Troie, lorsque Ulysse essaie de rassembler tous les Grecs pour cette immense expédition dont beaucoup de héros ne reviendront pas, cette fameuse colère qui le saisit et qu'il dirigeait non contre ses ennemis troyens, mais contre ses chefs grecs, contre Agamemnon lui-même qui mène la coalition de toutes les cités grecques contre les Troyens et leurs alliés, jusqu'à des scènes et des épisodes importants, comme le moment où Achille tue la reine des Amazones, Penthésilée, où il la transperce de sa lance et où, en ôtant le casque de ce guerrier, il découvre qu'il s'agissait, en fait, d'une femme. Il s'éprend alors du corps tué de Penthésilée et choisit de s'accoupler avec elle dans une scène très violente où la mort et l'amour ont partie liée. C'est en quelque sorte l'odyssée d'Achille, non pas comme celle d'Ulysse avec le retour vers la terre natale, vers le royaume d'Ithaque, mais plutôt le parcours d'Achille, du mont Pélion où il avait grandi avec le centaure Chiron, jusqu'aux portes de Troie où il ne survivra pas ; il ne pourra finalement pas prendre la cité avec les autres Grecs, dans le cheval de Troie qui s'introduira avec beaucoup d'astuce dans la forteresse d'Ilion, comme était appelée cette grande capitale à l'époque. Ce voyage très particulier d'Achille, ce voyage sans retour, est une illustration d'un destin poignant qui se fracasse contre lui-même. Il n'a pas pu enrayer la marche folle qui était la sienne. Il a été, un peu à l'instar des autres personnages de cette guerre, le jouet des dieux, et comme les autres, quand bien même il aura été le plus brave de tous les héros des deux camps confondus, Grecs et Troyens, Achille ne survivra pas et périra, tué par le plus lâche, Paris, le fils de Priam, celui qui a enlevé la belle Hélène, Paris le voluptueux, le langoureux, qui dirigera sa flèche, avec l'aide d'Apollon, et la plantera dans son talon. Achille est arraché à cette vie et, chers lecteurs, vous allez retrouver un écho contemporain de ce mythe, car les mythes ne meurent pas, ils sont toujours vivants. Je vous souhaite une belle plongée dans cette Méditerranée des origines.

(Propos recueillis par téléphone)



  • La présentation de l'éditeur

Achille, le héros grec, est aux Enfers, longtemps après la guerre de Troie. De son vivant, il jouait de la cithare et chantait les exploits des héros. Mort, il chante sa propre vie pour tuer son ennui et se rappeler la valeur de l'existence, lui qui préférait mourir jeune dans la gloire plutôt que vieillir à petit feu. Tous les grands épisodes de cette vie mythique sont racontés en douze chapitres construits sur la forme du monologue. Achille est un demi-dieu, fruit de l'union entre une déesse et un mortel. Éduqué par le centaure Chiron qui lui enseigne les arts de la médecine, de la poésie et surtout du combat, Achille incarne la force, avec sa part de courage et sa dimension violente. La frénésie qui l'anime le pousse à s'emporter contre les chefs grecs, causant de grandes souffrances dans son propre camp, à massacrer les Troyens qui se présentent devant lui, à bafouer les lois de la nature en s'accouplant au corps de Penthésilée agonisante.

Achille est une figure contemporaine, qui cristallise une fureur de vivre, une impossibilité à se soumettre à un ordre établi. Symbole de la jeunesse éternelle qui tombe au combat, il sait aussi se montrer sensible tant à l'égard de son proche cousin Patrode qu'à celui du vieux Priam, roi de Troie. Les mythes sont toujours vivants et la colère d'Achille n'en finit pas de trouver un écho en notre temps.

Charles Ficat est né à Paris en 1972. Il a publié quatre anthologies sur les fourmis, les jardins, la montagne et les îles. Il est l'auteur de Stations (2002), Clément (2003) et D'acier et d'émeraude (2004), tous trois salués par la presse.





  • Les premières lignes

La fureur m'envahit, voilà longtemps que je suis mort. Je regrette le monde des vivants, que jadis je bravais, tuant sans pitié. Inlassable, je répondais aux appels du destin, seule autorité à laquelle j'ai obéi, pour aujourd'hui me morfondre aux Enfers dans un séjour qui n'aura pas de fin. Fantômes, spectres, trépassés peuplent mes heures. Ici, il n'arrive rien. Chaque fois que j'invoque cette traversée de la vie, les larmes me montent aux yeux. Dans quelle pièce j'ai joué, quel rôle ! Une tempête sur l'océan, un cyclone dans la plaine, une éruption volcanique. J'en souris pour calmer la colère épuisante qui me reprend quand j'y songe. J'ai beau être mort, mon caractère n'a pas changé.

Mon cri se perd dans le chaos de la nuit. La lâcheté a tout envahi. J'ai osé dresser la voix. Mon présent rejoint l'éternité. J'ai brûlé les frontières, éprouvé l'infini, étreint l'invisible. Mon âme s'est enivrée d'interdits. Renversés, les maîtres ! En déroute, les armées ! Tranchée d'effroi, la gorge de mes ennemis ! J'ai aimé dans la douleur et dans la joie.


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