Auteur : Dan Gearino
Traducteur : Fanchita Gonzalez Batle
Date de saisie : 21/02/2007
Genre : Policiers
Editeur : L. Levi, Paris, France
Collection : Littérature
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 978-2-86746-421-8
GENCOD : 9782867464218
À Holly Hill, une bourgade du Sud des états-Unis, Cook vient de se faire licencier de son poste d'enquêteur auprès des pompiers. Motif ? Compression de personnel. Mais lorsqu'une église brûle et qu'on retrouve le cadavre d'un Noir sous les décombres, il est vite obligé de reprendre du service, pour constater que le sinistre est indéniablement criminel. De multiples intérêts concourent à faire de cet incendie un crime raciste. Mais l'est-il vraiment ? Le doute n'effleure ni Stan Banacek, journaliste en quête d'un gros scoop, ni Bobby Zucco, agent fédéral qui ne veut pas voir cette affaire échapper à sa juridiction. Tous deux rivalisent de clichés sur le Sud et sur ses habitants pour faire monter la sauce. Cerise sur le gâteau : un suspect idéal se présente à eux en la personne d'un Blanc tout juste licencié pour provocation raciale. Et, sans états d'âme, tout le monde plonge dans cette solution de facilité au parfum de manipulation.
Sous un humour féroce, le propos de Gearino est avant tout une charge contre le racisme et le moralisme.
Après des études de cinéma et des collaborations à différents journaux, Dan Gearino rejoint le News & Observer en 1993. Puis il embrasse une seconde carrière de romancier. Son premier roman, J'ai tout entendu (qui reparaît dans la collection Piccolo), a été adapté pour la télévision aux États-Unis.
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Cook s'installait tous les soirs devant chez lui en essayant de se convaincre qu'il ne vivait pas réellement dans une vieille caravane délabrée. Il le faisait en toutes saisons et par tous les temps, sauf crachin ou orage. Ç'aurait été idiot de rester sous la pluie, et Cook n'était pas idiot. Seulement déprimé.
Ces efforts pour se voiler la face donnaient des résultats variables. Par chance, quelqu'un avait fixé des années plus tôt une double porte moustiquaire à la caravane, ce qui lui donnait une certaine dignité rurale. De plus, des arbustes étonnamment touffus, adossés à un point précis de son flanc, camouflaient une bonne partie de son revêtement métallique, et Cook se demandait comment le sol avait pu devenir aussi riche à cet endroit-là. Il avait fini par conclure qu'il valait mieux ne pas le savoir, attendu que la caravane n'était pas reliée au tout-à-l'égout municipal et qu'elle dépendait d'une fosse septique enterrée quelque part sur le terrain. Une longue période d'expérimentation avait aussi appris à Cook que, s'il se tenait dans un coin particulier de son jardin, les ombres des grands pins masquaient presque tout le reste. Enfin, s'il tournait juste un brin son transat, il apercevait la mare qui miroitait à une quarantaine de mètres au pied de la pente douce qui partait de la porte de chez lui.
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