Auteur : Florence Morgensztern
Date de saisie : 09/08/2006
Genre : Policiers
Editeur : le Passage, Paris, France
Collection : Ligne noire
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 978-2-84742-087-6
GENCOD : 9782847420876
De l'ouest à l'est de Manhattan, Adam enchaîne filatures, petites affaires d'adultère et de divorce. Un quotidien de privé new-yorkais ponctué par les soirées entre amis à visionner des séries B et les rendez-vous avec sa maîtresse.
Jusqu'au jour où Leslie Lawl, jeune physicienne spécialiste de la physique quantique, débarque dans son bureau pour lui confier une étrange enquête sur l'auteur d'un livre paru en Australie...
Fasciné par sa cliente, Adam s'apprête à embarquer pour Sydney. C'est alors qu'il apprend, sur un écran de l'aéroport, qu'elle vient d'être retrouvée morte à son domicile.
Et là, tout se dérègle autour de lui et dans sa vie.
Comment Leslie Lawl est-elle morte ? Pourquoi Ken, le meilleur ami d'Adam, a-t-il disparu ? Que peut bien cacher ce livre ?
Les nombreuses pistes qui s'imposent à lui se révèlent vite aussi fugaces que la fumée de ses cigarettes.
Florence Morgensztern n'est pas un pseudonyme, à une lettre près. Leslie Lawl est son premier roman.
- Vers la porte 4 au fond.
Ça clignotait vaguement en lettres vertes : Chez Glauque. Non, c'était chez Claude ou quelque chose comme ça... Deux serveuses latinos lasses distribuaient des bières pression à des clients fatigués. Je me rangeai au bout d'une file longue comme une nuit sans valium. La serveuse de gauche portait difficilement une quarantaine épuisée; celle de droite portait sans grâce une jeunesse énervée. La première me gratifia de ce qui pouvait ressembler à un sourire.
- Une bière, s'il vous plaît.
Je n'avais pas été aussi poli depuis ma bar-mitsvah.
- Laquelle ?
- Une américaine, merci.
J'avais dit ça avec mon ton le plus charmeur mais elle n'avait pas compris.
- Laisse tomber, n'importe laquelle, avait rajouté la jeune speedée.
Le gobelet en carton débordait; un peu de mousse tomba élégamment sur ma chemise, fatiguée elle aussi. L'endroit, déjà minuscule, était séparé en deux parties. Je me dirigeai vers celle qui me parut la moins inhospitalière. Au moins, il y avait des tables. Mais pas de chaise disponible. Je posai le breuvage et sortis calmement mon paquet, résigné à m'en griller une debout adossé au semblant de cloison qui partageait le bar en deux. C'est alors que je remarquai l'affiche doublement encadrée et barrée de rouge : No smoking !
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