Auteur : Yves Ternon
Préface : Meïr Waintrater
Date de saisie : 08/08/2006
Genre : Politique
Editeur : Félin, Paris, France
Collection : Le Félin Poche
Prix : 9.90 € / 64.94 F
ISBN : 978-2-86645-635-1
GENCOD : 9782866456351
Ce livre retrace un itinéraire de trente années de collaboration épisodique au quotidien arménien Haratch. Ce sont là vingt articles d'un historien qui, par moments, a besoin de s'exprimer hors de l'enceinte d'une université bridée par des règles de courtoisie et de hausser le ton pour jeter quelques éclats de voix afin d'apaiser son indignation devant le mensonge et la mauvaise foi. Ce sont aussi des hommages rendus en maintes occasions. Ce sont enfin des jalons qui marquent l'évolution du double processus de connaissance et de reconnaissance du génocide arménien, des années de turbulences d'une mémoire arménienne blessée par le négationnisme aussi obsessionnel qu'absurde de la Turquie.
Yves Ternon est docteur en histoire. Il a consacré l'essentiel de son oeuvre à des recherches sur les génocides perpétrés au XIe siècle.
Il a notamment publié Les Arméniens, histoire d'un génocide, Éditions du Seuil, 1977, Éditions du Seuil, coll. «Points Histoire», 1996 ; L'État criminel. Les génocides du XXe siècle, Éditions du Seuil, 1995 ; Innocence des victimes. Au siècle des génocides, Desclée de Brouwer, 2000 et Empire ottoman. Déclin, chute, effacement, Le Félin-Éditions Michel de Maule, 2002, Le Félin Poche, 2005.
Préface de Meïr Waintrater :
Une parole solidaire.
En relisant ou en découvrant les chroniques d'Yves Ternon qui forment la matière de cet ouvrage, je me suis encore une fois émerveillé de la capacité d'indignation dont il demeure porteur. Nous avons tous appris que les États sont des monstres froids, que les peuples ont la mémoire courte, et que l'oubli est en politique une vertu capitale. Or voici un homme qui ne se résigne pas à ce qu'un crime presque centenaire passe à la trappe de l'histoire, à un homme dont le sens de la fraternité ne fait pas abstraction du devoir de justice.
Le correspondant anonyme qui, sur la foi de ses écrits, prêtait à Yves Ternon des ascendants arméniens imaginaires ne comprenait pas que le combat pour la reconnaissance du génocide de 1915 est tout le contraire d'une revendication particulariste : c'est d'abord une exigence de vérité, reflétant l'idée que nous nous faisons de l'humanité dans son ensemble. Et plus tôt le peuple turc - par la voix de ses représentants légaux - prendra part à cette reconnaissance, plus tôt il accédera de plein droit à la même communauté universelle.
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