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La malédiction de Constantin

Couverture du livre La malédiction de Constantin

Auteur : Miné Kirikkanat

Postface : Gilles Perrault

Traducteur : Valérie Gay-Aksoy Valérie Gay-Aksoy

Date de saisie : 02/11/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Métailié, Paris, France

Collection : Noir

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-86424-590-2

GENCOD : 9782864245902

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Féridé est la correspondante à Paris d'un grand journal turc, elle retrouve clandestinement son amant kurde dans un hôtel à Paris et échappe au tueur qui assassine celui-ci. Terrifiée, elle s'enfuit à Bruxelles et, à son arrivée, apprend qu'Istanbul a été secouée par un grand tremblement de terre et qu'un raz de marée a englouti une partie de la région.

L'aide internationale se met en place, et avec elle les services secrets des grandes puissances, agents de la rivalité entre les intérêts économiques de l'Union européenne et des USA. Féridé part à Istanbul à la recherche des siens et assiste à cette lutte géopolitique oit se joue l'avenir de son pays.

Sur un rythme de thriller, l'auteur met en scène avec maestria une intrigue aux multiples rebondissements, menée par des personnages attachants, dans une ville fantomatique sinistrée dont les survivants errent dans les décombres, s'affrontent violemment pour survivre ou retrouvent des solidarités élémentaires.

Écrit dans un style limpide et efficace, ce roman est une déclaration d'amour à la ville d'Istanbul et à son peuple, ainsi qu'une illustration claire des enjeux géopolitiques dont la Turquie est le théâtre.

Mine G. Kirikkana T est née à Istanbul. Elle a été correspondante de Cumhuriyet à Bilbao et à Madrid. En 1991 à Paris, elle a travaillé pour Milliyet et été éditorialiste de Radikal de 1993 à 2005. Depuis cette date, elle est éditorialiste à Vatan et contribue régulièrement au programme kiosque de TV5. Elle a publié 8 livres dont 2 ont été traduits en français. Ce roman a connu un très grand succès en Turquie.





  • La revue de presse André Clavel - Lire, novembre 2006

Vendu à plus de 60 000 exemplaires - un chiffre spectaculaire dans un pays qui lit peu -, La malédiction de Constantin a fait scandale du côté d'Istanbul, où Mine Kirikkanat passe pour une indésirable aux yeux du pouvoir. Parce qu'elle ose aborder des sujets tabous. Et agiter le spectre d'un futur qui, hélas, n'est pas totalement invraisemblable.



  • Les premières lignes

La rue était déserte. Elle eut un instant d'hésitation en attendant le taxi devant le porche. Il était encore temps de rentrer. Faire le code. Monter les escaliers. Jusqu'au deuxième. Avec la dernière marche qui grince comme d'habitude. Le bruit métallique des clés dans la serrure, le jeu des verrous. Et s'enfermer à double tour dans le silence sûr de la solitude.

Soudain, une longue et vive lueur de phares l'aveugla.

- C'est la voiture pour Saint-Lazare ?

- Oui.

C'était une Mercedes blanche. Dépassant le pont de Javel, ils passèrent rive droite par le pont de l'Alma. Quelqu'un, en lui parlant de Paris, lui avait dit un jour : "L'intelligence réside rive gauche, le capital, quant à lui, a toujours opté pour la rive droite." La Seine, frontière consacrée entre l'argent et la pensée, était comme un flot de lumière solitaire à cette heure avancée de la nuit.

- Je peux fumer ?

- Pas de problème.

Elle baissa légèrement la vitre. Mêlé de neige fondue, l'air vif du dehors lui souffla au visage.

- Vous avez l'heure ?

- 1h30.

Je suis folle ! se dit-elle, se sentant soudainement découragée. Oui, je suis totalement insensée...


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