Auteur : Karin Slaughter
Traducteur : Paul Thoreau
Date de saisie : 05/08/2006
Genre : Policiers
Editeur : Grasset, Paris, France
Prix : 19.90 € / 130.54 F
ISBN : 978-2-246-68711-5
GENCOD : 9782246687115
C'est un jour comme les autres au poste de police de Grant County : on trie la paperasse, des écoliers viennent en visite guidée, le médecin légiste Sara Linton et le chef de la police Jeffrey Tolliver, couple déchiré, se frôlent, s'évitent. Mais sous la surface, tapis dans l'ombre, rôdent de noirs secrets, d'une violence à vous glacer le sang...
Deux hommes font soudain irruption, armés de pistolets-mitrailleurs. Carnage. Sang. Panique. Hurlements. Jeffrey s'effondre. Sara est prise en otage avec d'autres officiers et des écoliers. Violence gratuite, ou vengeance personnelle ?
Il y a bien longtemps, à plusieurs années d'intervalles, trois meurtres ont été commis, jamais élucidés. On les croyait oubliés. On croyait les fantômes du passé enfouis pour de bon. Mais chez Karin Slaughter, le passé ne meurt pas : il est meurtrier - et n'a de cesse de vous rattraper, inexorable, indélébile...
Acclamée par ses pairs et les lecteurs du monde entier comme le nouveau prodige du thriller, Karin Slaughter poursuit, dans ce dernier tour de force et d'horreur, la saga de Sara Linton et de Grant Gounty, entamée avec Mort aveugle (2003), Au fil du rasoir (2004) et A froid (2005), tous publiés chez Grasset.
Karin Slaughter a grandi dans une petite ville du Sud de la Géorgie, et vit aujourd'hui à Atlanta. Avec Indélébile, elle poursuit sa série de romans à suspense situés à Grant County, tous best-sellers traduits dans une quinzaine de pays et publiés par Grasset: Mort aveugle (2003), Au fil du rasoir (2004) et A Froid (2005).
8 h 55 du matin.
JENS donc, regardez un peu qui vient pointer le bout de «son nez», claironna Maria Simms, en toisant Sara, par-dessus ses verres à double foyer. La secrétaire du poste de police tenait un magazine dans ses mains d'arthritique, mais elle le posa, manière de signifier qu'elle avait tout le temps de bavarder.
Sara s'obligea à adopter un ton quelque peu enjoué, alors qu'elle avait réglé à dessein l'horaire de sa visite sur la pause-café de Maria, afin de l'éviter.
«Salut, Maria. Comment vas-tu ?»
La vieille femme la dévisagea, l'air pincé, désapprobateur, et une ride creusa ses lèvres déjà naturellement tombantes. Sara s'efforça de ne pas trahir son embarras. Maria avait enseigné aux enfants de l'Eglise baptiste primitive depuis le premier jour où l'école du dimanche avait ouvert ses portes, et elle possédait encore en elle de quoi inspirer la crainte du Seigneur chez tous ceux qui, en ville, étaient nés après 1952.
Elle garda les yeux rivés sur Sara.
«Ça fait un bail que je ne t'ai plus revue dans les parages.
- Hum», fit Sara, hésitante, en jetant un coup d'oeil derrière l'épaule de la vieille Marla, pour tâcher d'apercevoir le bureau de Jeffrey. Sa porte était ouverte, mais il n'était pas dans son fauteuil.
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