Tu te souviens / Passion du livre

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.. Tu te souviens

Couverture du livre Tu te souviens

Auteur : Marie-Josèphe Guers

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Rocher, Monaco, France

Collection : Littérature

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-268-05934-1

GENCOD : 9782268059341

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  • La dédicace de l'auteur

«Tu te souviens» ? Tu as toujours pensé que le roman était la forme d'expression privilégiée pour transmuer une expérience personnelle, la transfigurer en un message universel et intemporel. Tu dédies «Tu te souviens» à chaque lecteur intimement, pour qu'il retrouve la mémoire, notre patrimoine affectif, qu'il renoue avec les sources de l'amour filial, repérage pour toutes les autres amours. Les jeunes enfants s'ils n'ont pas la maîtrise du langage ont la faculté, puissante et fine, de percevoir les signes qui émanent des êtres, même si ces signes sont à peine ébauchés, voire intérieurs. Ils savent si bien aimer, de l'intérieur, avec leur âme leur coeur, leurs sens.
Pour le héros Stanislas le film de sa vie s'est déroulé à l'envers. Le premier amour, celui pour sa mère, lui a gâté les autres. Exilé de l'intérieur depuis la mort de sa mère, il vit de travers avant de parvenir, par le souvenir, grâce incomparable, et l'écriture, pèlerinage nécessaire, à retrouver sa mère. Helen, une femme vulnérable et fragile, forte aussi, qui a su si bien évoluer toujours, avancer, sans aigreur, sans dessèchement. De pays en pays, de saison en saison, dans une société misogyne, celle des années 1940-50, elle ne cède rien de son exigence pour être et pour aimer. «Tu te souviens» je l'ai écrit pour que demeure toujours l'enchantement de ces amours, qui justifient l'existence.

Marie-Josèphe Guers



  • La présentation de l'éditeur

LE LIVRE : «Tu te souviens» est une histoire d'exils successifs où le lecteur suit les nombreux périples d'une famille de colons installée tout d'abord en Malaisie. Helen, une jeune anglaise, a épousé François de Moronval qui possède un riche commerce de caoutchouc. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, Helen devra s'enfuir pour l'Australie avec leurs deux jeunes enfants, Stanislas et Isabeau, dans l'attente que François les rejoigne. Le voyage sera chaotique, aussi devront-ils débarquer à Bombay. Sans nouvelles de son époux, la jeune femme devra reconstruire sa vie, travailler, éduquer ses enfants sur ce territoire hostile.

Quand Helen apprend la mort de sa mère, elle décide de retourner en Angleterre avec ses enfants, pour une vie plus paisible, plus équilibrée. Après trois ans, François réapparaîtra soudainement. Il lui faudra apprivoiser Stanislas et Isabeau, lui qui ignore les obligations familiales. Le couple ne cesse de se déchirer. François décide d'amener sa famille à Bordeaux, sa ville natale, afin de fuir sa belle-famille.

Triste et névrosée, Helen suivra cependant François à Hong-Kong, nouveau départ que nécessite son commerce. C'est loin de ses racines qu'elle reprendra goût à la vie : grâce à l'amour de Jean, un amant dévoué, qui multiplie les attentions délicates pour Stanislas et Isabeau. Ceux-ci verront en lui un substitut de figure paternelle. Atteint d'une maladie incurable, Jean décédera bientôt, plongeant ainsi Helen dans le plus profond désespoir. S'en suivra un retour à Bordeaux, puis un nouvel exil. Stanislas vivra le départ de sa mère pour le Japon comme un véritable abandon, de loin le plus douloureux de tous les exils endurés depuis sa naissance. D'autant que cette séparation est une décision de François, soucieux d'éloigner son fils d'Helen parce qu'ils formeraient à ses yeux un couple ambigu, trop fusionnel.

Marie Josèphe Guers nous livre ainsi une grande fresque romantique sur fond de peinture historique et surtout une histoire d'amour entre un enfant et sa mère.

L'AUTEUR : Marie-Josèphe Guers, agrégée de lettres, est notamment l'auteur de La femme inachevée (Roman Actes Sud 1987 Prix du premier roman, Prix A. Louis Barthou de l'Académie Française), Paul Claudel (biographie Actes Sud 1988 Prix Roland Dorgelès), Peines Perdues (Roman Robert Laffont 1989 Prix des lectrices de Elle) La Fiancée du Nord (roman JC Lattès 1992 Grand Prix littéraire de la ville de Caen), Le Petit marquis (Roman Mercure de France 1993 Prix du printemps du livre de Montaigu), la Maîtresse du Consul (Roman Albin Michel 1998 Prix de la Fondation de France Charles Oulmont, Prix de la Société des Gens de Lettres) L'amour en guerre (Roman Albin Michel 2002). Elle a publié également des livres jeunesse chez Hachette Littérature et crée le Grand Prix de saint Emilion Pomerol-Fronsac.





  • Les premières lignes

La colère de la terre. Le tsunami. La vague soulevée de rage contre le genre humain. La mère défigurée de douleur. La télévision l'interroge, elle a d'abord tenté de sauver tous les deux ses jeunes enfants, mais se sentant emportée sans rémission par la vomissure énorme des flots elle a dû lâcher l'aîné, le livrer à son sort. Agrippé à une planche l'enfant avait survécu, il était sauvé, mais depuis il ne cessait de trembler et baver, comme un idiot.

Dans quelques années que dira-t-il à sa mère ? Lui fera-t-il des reproches ? Comprendra-t-il son choix ?

La vague, et la préférence inouïe, inadmissible, je les ai vécues.

Oublier, se souvenir, c'est pareil. Les souvenirs effacés sont un pan de notre mémoire, ces vagues résurgences qui avec le temps se sont cristallisées nous paraissent d'intimes réminiscences alors qu'elles sont notre oeuvre. Il en est de même pour les êtres aimés qui nous ont quittés. Au fur et à mesure que la vie passe ils nous appartiennent plus qu'ils ne s'appartiennent, ils sont devenus notre âme.


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