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Aenigma

Couverture du livre Aenigma

Auteur : Philippe Flandrin

Date de saisie : 16/07/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Rocher, Monaco, France

Collection : Grands romans

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-268-05869-6

GENCOD : 9782268058696


  • La présentation de l'éditeur

Un certain Georges Charalambouk, égyptologue brillant, aurait disparu depuis quatre jours dans les tréfonds de la Grande Pyramide de Gizeh. Voilà tout ce que je sais, au moment où je débarque au Caire pour le retrouver. Pour commencer, je découvre un milieu où tout le monde se hait. La guerre est totale entre Abdessalam Yacoob, star mondiale de l'égyptologie, et son ennemi juré, Gontran de Zébulon. Qui sait si Charalambouk n'est pas la victime collatérale de ce combat digne des dieux : Horus le vengeur et Seth l'usurpateur ?

Pour m'y retrouver, je dispose d'un papyrus fort vénérable. Selon le scribe Himioumiou, Khéops cultivait une double personnalité, tantôt Horus et tantôt Seth ; sa pyramide serait la porte de l'enfer. L'ennui est que je ne comprends rien aux hiéroglyphes. Heureusement, il y a IEnigma, une vieille dame qui dit parfois la vérité, et aussi Bérénice, une jeune beauté qui ne ment pas tout le temps. Alors, bon voyage en enfer. Ah ! j'allais oublier : je m'appelle Lucifer Typhon. Typhon, ça ne vous dit rien ?

Philippe Flandrin est un habitué des pyramides et de leurs mondes souterrains. Grand reporter, écrivain, il est notamment l'auteur de Saqqarah, une vie : Entretiens avec Jean-Philippe Lauer (Rivages), Le Roman vrai des pyramides (éditions du Rocher) et La Dame de Basse-Égypte (éditions du Rocher). Après Le Musée des pillards (éditions du Félin) et Ballades barbares (Balland), il signe avec iEnigma son troisième roman.



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  • Les premières lignes

Le Caire est une cité hantée par des millions de chats qui se fichent de terribles peignées pour des ordures délaissées au fond de noires poubelles. Les nuits sont balafrées par les appels au meurtre de ces greffiers qui se font, le jour, placides, tels les scribes accroupis du Musée égyptien. Ce sont de grands bâtards multicolores, déchirés du nez et des oreilles, ce qui ne les empêche pas de cultiver un même style. Ils ont la tête triangulaire, le cou élancé et le ventre plat de la déesse Bastet dont les statues étaient, jadis, adorées par les Égyptiens. Bastet, déesse chatte, née voici bien huit mille ans du côté de Zagazig, un gros bazar du delta, symbolisait la fécondité, car elle pondait ses petits à pleines portées. Le moins que l'on puisse dire est que ses héritières cairotes perpétuent la tradition. Ainsi l'hôtel Nahas-Pacha, dont j'occupe une chambre à grand lit, est-il envahi en permanence de toutes sortes de matous à cette heure matinale profondément endormis. Ils ont bien de la chance, car le directeur, M. Khoury, les adore, au point de leur rendre une sorte de culte. De copieux repas leur sont servis à la porte des cuisines et les terrasses, qui s'élèvent au-dessus de la ville, sont leur domaine. Les chats, M. Khoury les aime tellement qu'il en a toujours au moins un couché sur ses genoux, alors qu'il parle du culte de Bastet et des autres divinités antiques qui, selon lui, continuerait d'être rendu en Égypte aujourd'hui.


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