Auteur : Pico Iyer
Date de saisie : 12/07/2006
Genre : Récits de Voyages
Editeur : Hoëbeke, Paris, France
Collection : Etonnants voyageurs
Prix : 23.50 € / 154.15 F
ISBN : 978-2-84230-251-1
GENCOD : 9782842302511
Né en Grande-Bretagne de parents Indiens, étudiant à Eton, Oxford et Harvard, transplanté en Californie, vivant aujourd'hui au Japon pour les trois quarts de son temps, Pico Iyer se définit lui-même comme «un village global sur deux pattes». Arpenteur fasciné de la planète, observateur aigu de ses rapides transformations, il signe un livre d'une force exceptionnelle, intrigant, provocant sur ce qu'il est convenu d'appeler la mondialisation : quel sens donner au mot «chez soi» dans un monde qui apparaît de plus en plus comme le lieu d'une universelle diaspora ?
Allons-nous vers un monde massifié, globalisé, uniformisé comme on le dénonce souvent ? Assistons-nous au surgissement, dans ces lieux de brassage, de «patries imaginaires» - d'autant plus fortes qu'imaginaires ?
Tissé à partir d'expériences vécues, L'Homme global est d'abord un formidable récit de voyage dans les lieux où s'invente notre futur.
Provocant, paradoxal, brillantissime, jamais Pico Iyer ne paraît juger, ou tenter de clore la réflexion dans un système, mais s'attache d'abord à nous donner à voir, à bousculer nos idées reçues, à ouvrir continûment de nouvelles pistes, et c'est du coup le monde à venir qui paraît se déployer devant nous dans sa mouvante complexité.
Commander ce livre sur Fnac.com
Soudain, les flammes s'élevèrent à plus de vingt mètres au-dessus de ma salle de séjour, cinglées par des vents de près de cent vingt kilomètres heure qui les précipitaient, comme autant de chevaux devenus fous, en direction des broussailles sèches. J'essayai d'appeler la caserne des pompiers, mais le téléphone ne répondait plus. J'essayai d'allumer les lumières, en vain. Je remontai à l'étage : quelques minutes plus tôt, les flammes n'étaient qu'une mince lame orange, au loin, fendant le versant de la colline - la fenêtre panoramique, maintenant, donnait sur un mur de feu.
J'attrapai le chat de ma mère et sortis en courant de la maison, suivi des deux amis qui venaient juste d'arriver pour me porter secours (mon père et ma mère n'étaient pas en ville). Où aller ? Sous nos pieds, un à-pic vertigineux donnait sur la route en contrebas. L'incendie, de toutes parts, gagnait le sommet des collines avec la violence d'une déferlante. Nous sautâmes dans une voiture. L'allée menant à l'étroite route de montagne était déjà léchée par les flammes. Nous ne pouvions ni monter ni descendre. Les buissons s'embrasaient, les flammes bondissaient vers nous, comme des chiens jappant derrière une clôture. La route qui descendait menait à un brasier rugissant ; la route qui montait menait à un véritable incendie.
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli