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Un poisson hors de l'eau

Couverture du livre Un poisson hors de l'eau

Auteur : Bernard Comment

Date de saisie : 18/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Fiction et Cie

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 978-2-02-068563-4

GENCOD : 9782020685634


  • La revue de presse Daniel Martin - L'Express

Ecrivain, spécialiste de Barthes, scénariste d'Alain Tanner, Bernard Comment succède à Denis Roche à la tête de la collection Fiction & Cie, au Seuil. Une prise de fonction qu'il marque d'un beau roman, subtil alliage de classicisme et d'innovation. Le narrateur quadragénaire d'Un poisson hors de l'eau a tout quitté. Trop de désillusions, trop de drames, trop de morts et un enfant inaccessible. Il s'est établi en Suisse et vit à l'hôtel, après avoir lâché l'université pour devenir grutier. Cet homme est hors du monde. Un détachement qui n'épargne rien, pas même l'argent. L'essentiel de son salaire, et tout ce qu'il gagne au poker, passe dans l'achat de poissons exotiques très rares, très chers, qui s'entre-dévorent dans leur aquarium... On peut voir dans ce roman la satire d'un monde devenu passif, un traité sur les dangers de l'immobilisme ou un drôle de polar - peu importe. Seul compte un plaisir de lecture bien réel et amplifié par quantité de jeux sur les mots, la symétrie, toute une belle érudition.


  • La revue de presse Bernard Morlino - Le Figaro

Ayant vu le jour à Porrentruy (un nom qui enchanterait Raymond Queneau), l'ancien pensionnaire de la Villa Médicis n'en est pas moins l'un des meilleurs prosateurs français de sa génération. Cet homme de qualité est à la fois traducteur d'Antonio Tabucchi et scénariste d'Alain Tanner. Compte tenu de l'abêtissement général de l'audiovisuel, c'est presque une tâche... Depuis 1990, l'écrivain passe du roman à l'essai, avec un égal bonheur d'écriture. Qu'il s'agisse de Roland Barthes à Cuba, de l'obsession de la mémoire ou des impostures intellectuelles en vogue, sa verve ne faiblit pas. A l'image des précédents, son dixième livre est caractérisé par une constante ironie, et séduit parce qu'il ne cède en rien à l'air du temps... Le récit s'ouvre sur l'inattendu combat de l'ouvrier avec un moustique l'empêchant de trouver le sommeil juste après l'enterrement d'un ami qui s'adonnait au suicide comme d'autres au cerf-volant. Le «zonzonnement» de l'insecte souligne le climat oppressant de ces nuits où l'on croit arrivée notre dernière heure parce qu'il est impossible de fermer l'oeil. Durant ces moments d'exaspération, parfois notre vie défile comme cela se produit, dit-on, chez les victimes d'un accident de la route, encore sous l'emprise du choc... Parmi les souvenirs qui remontent à n'en plus finir, le visage de deux femmes... Et s'installe alors la douceur qui s'est emparée du narrateur féru de poker, à retrouver de la sorte des moments qu'il croyait à jamais effacés...


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