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L'homme oiseau

Couverture du livre L'homme oiseau

Auteur : Angelo D'Arrigo

Traducteur : Virgil Tanase

Date de saisie : 11/07/2006

Genre : Sports

Editeur : Arthaud, Paris, France

Collection : La traversée des mondes

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-7003-9670-6

GENCOD : 9782700396706


  • La présentation de l'éditeur

L'air était «sa» dimension, le vol sa passion. Mettre ses compétences au service de la science, sa plus belle ambition.

Le 26 mars 2006, Angelo d'Arrigo s'est tué dans un accident d'avion. C'est un très grand sportif qui disparaît, un homme exceptionnel qui a su, avec passion et un immense professionnalisme, donner corps à ses rêves d'enfant.

Au-delà des exploits - plusieurs records du monde de vol en altitude; premier survol en vol libre du Sahara, de l'Everest et, fin 2005, le survol à 9 100 mètres de l'Aconcagua -, Angelo d'Arrigo, passionné par les grands oiseaux planeurs, s'était lancé dans un extraordinaire projet : «Metamorphosis». En 2001, il apprend à un aigle des steppes à

'LU voler, à chasser, puis il lui fait découvrir sa route migratoire, du coeur du Sahara jusqu'en Europe. Le succès de l'aventure fait que des scientifiques russes lui demandent de sauver une espèce en voie

CC d'extinction : les grues blanches de Sibérie. Il volera 5 300 kilomètres avec six grues dont il est devenu le «père», du cercle polaire arctique à la mer Caspienne. En 2004, il réintroduit l'aigle népalais en Himalaya et réalise son plus grand rêve : survoler en vol libre, à plus de 9 000 mètres, l'Everest ! Son dernier défi était de relâcher sur le Macchu Picchu un couple de condors, et de voler en Arctique avec des albatros....





  • Les premières lignes

Prologue :

EVEREST, 24 MAI 2004.

I1 est devant moi. Un géant de pierre, haut de presque 9 kilomètres. La pyramide la plus haute du monde, obscure, blanchie par les glaciers éternels et protégée par le rempart de la chaîne himalayenne. Un sanctuaire intouchable, veillé par les éléments.

Le vent me pousse à plus de 100 kilomètres à l'heure. Accroché à mon deltaplane, je me défends de mon mieux contre la violence du froid et l'appareil à oxygène qui pompe frénétiquement l'air dans mes poumons. Une gangue de givre couvre mes paupières et mes larmes gèlent. Mais à aucun prix je ne fermerais les yeux maintenant.

Enfin ici, à un jet de pierre du sommet, tel cet aigle qui m'a tracé la voie, je vois ce qu'il voyait. Mon regard est le sien. La métamorphose est en train de s'accomplir.

Je suis ici grâce à une somme de nouvelles technologies qui me permettent de m'élancer en vol libre, porté par un courant ascensionnel puissant, libre tels ces oiseaux qui survolent le toit du monde.

Ceux, nombreux, qui voulaient me persuader que ce vol était impossible ne connaissaient sans doute pas la «théorie du bourdon», dont le vol est et sera toujours un mystère, même pour la NASA qui s'est penchée longuement sur cette énigme. Le rapport entre le poids et la forme du corps, d'une part, et la surface et le profil des ailes, de l'autre, indique formellement no fly : selon les lois de l'aérodynamique, le bourdon ne pourrait pas voler. Et pourtant !

Quelqu'un a trouvé une réponse. Tout prouve que le bourdon ne peut pas voler. S'il y parvient, c'est parce que lui ignore que les lois aérodynamiques nient qu'il pourrait voler : donc il continue à voler.


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