Passion du livre - tout sur le livre : La véritable histoire de Robinson Crusoé et l'île des marins abandonnés

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

La véritable histoire de Robinson Crusoé et l'île des marins abandonnés

Couverture du livre La véritable histoire de Robinson Crusoé et l'île des marins abandonnés

Auteur : Ricardo Uztarroz

Date de saisie : 11/07/2006

Genre : Récits de Voyages

Editeur : Arthaud, Paris, France

Collection : Esprit d'aventure

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-7003-9656-0

GENCOD : 9782700396560


  • La présentation de l'éditeur

Une «enquête» qui révèle l'origine du mythe de Robinson Crusoé, héros d'un des romans les plus lus au monde.

Pour écrire Robinson Crusoé, Daniel Defoe s'inspire d'un fait réel survenu dix ans auparavant. Un corsaire écossais, Alexander Selkirk, forte tête et excellent marin, se querelle avec son capitaine lors d'une escale dans l'île déserte chilienne Mas a Tierra. Convaincu que rapidement un navire le recueillera, il demande qu'on le débarque. Erreur fatidique car il y reste quatre ans et quatre mois. La fiction n'a rien à voir avec la réalité. Si Robinson réinvente grâce à «la providence» la société sur la base des préceptes de l'éthique protestante, Selkirk est réduit à l'état d'animal, comme renvoyé à l'origine de l'humanité. Sur l'île, rebaptisée en 1966 Robinson Crusoé, nombre de marins furent au fil du temps abandonnés, contre ou de leur plein gré... Aujourd'hui, ses six cents habitants continuent à mener une rude vie de Robinson, loin des turbulences du monde...

Journaliste - à Libération puis à l'AFP durant vingt-cinq ans et longtemps en poste au Brésil et au Pérou -, Ricardo Uztarroz a couvert de nombreux événements politiques. Il a co-dirigé le hors série d'Autrement sur l'Amazonie : Amazonie : la foire d'empoigne. Il vit à Lima et à Paris.





  • Les premières lignes

L'imposture d'un flibustier de la plume.

«L'histoire est une forme de fiction.» Jorge Luis Borges.

Les deux vaisseaux progressaient avec peine. Le courant était contraire, le vent soufflait en brusques rafales. À chacune d'elles, la mâture gémissait. Les voiles se gonflaient brutalement, d'un claquement sec, puis s'affalaient mollement, en un sourd bruissement, jusqu'à la rafale suivante. Le Duke et le Duchess étaient deux galions corsaires anglais de gabarit moyen. Arrivés en vue de l'île la veille, au petit matin, ils avaient aussitôt viré de bord, mis le cap à l'ouest et s'efforçaient, maintenant, de faire route vers elle.

Sa sombre silhouette massive avait surgi à bâbord, presque irréelle, dans la lumière de l'été finissant, enveloppée par la brume de l'aurore. Le soleil s'était levé à tribord.

Trois semaines auparavant, après être parvenus difficilement à doubler le cap Horn, ils avaient été pris dans les bourrasques des cinquantièmes hurlants qui les avaient entraînés loin vers l'Antarctique et ses frimas, avant de pouvoir reprendre leur course en direction du nord.

Depuis qu'ils avaient appareillé de Cork, en Irlande, il y a cinq mois, ils n'avaient fait que deux brèves escales dans l'Atlantique, juste le temps de s'avitailler. La remontée du Pacifique Sud avait été éprouvante pour le moral. Les vivres et surtout l'eau douce étaient épuisés ; le scorbut sévissait ; l'équipage était à bout. Une escale s'imposait d'urgence à Mas a Tierra, qui se dressait enfin devant eux.

Plus les heures passaient, plus elle semblait inaccessible. Le ciel, vide de tout oiseau malgré la proximité d'une terre, accroissait l'impression d'immobilité.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli