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Drosera capensis

Couverture du livre Drosera capensis

Auteur : Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Date de saisie : 06/09/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : les Ed. de l'Egrégore, Paris, France

Collection : Roman-nouvelle

Prix : 16.50 € / 108.23 F

ISBN : 978-2-916335-01-8

GENCOD : 9782916335018


  • La présentation de l'éditeur

Sous le choc d'une déception amoureuse, le narrateur se remémore la tragédie qui a frappé l'un de ses amis victime d'une femme mystérieuse que d'aucuns ont surnommée drosera capensis. Combien de proies humaines, évoluant dans le sillage de son environnement immédiat, cette belle plante carnivore capturera et digérera-t-elle ? Prudence, certaines étoiles s'éteignent brusquement pour que leur lumière ne pâlît jamais...

Cet ouvrage dresse un tableau dans lequel les folles amours conduisent peu à peu les différents protagonistes vers un dénouement fatal. Le paysage périgourdin sert de toile de fond à l'idylle d'une femme pour un jeune homme amoureux d'un copain d'enfance qui est, lui-même, sur le point de se marier avec une jeune bourgeoise.

L'auteur enchante le lecteur, à travers ce passionnant récit sur fond de mises en abyme, grâce à l'ironie du peintre et à la culture du savant. Indéniablement, Gaspard-Hubert Lonsi Koko enlève le voile d'un monde en plein questionnement.

Droséra [drozeza]. n. m. (1804 ; lat. bot. drosera, gr. droseros «humide de rosée»). Plante carnivore des tourbières (Droseracées) dont les feuilles en rosette munies de tentacules peuvent engluer les petits insectes (syn. Rossolis).

Natif de Léopoldville, en République Démocratique du Congo, Gaspard-Hubert Lonsi Koko vit à Paris. Il prête très souvent sa plume à la défense des causes humanistes.



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  • Les premières lignes

Le silence régnait dans la maison. Christian Verteilhac pensait avec mélancolie à une ravissante créature qui lui était très chère, Cassiopée de Bergerac. Cela faisait plus six mois qu'il n'avait pas de nouvelles de sa petite amie. Ils n'avaient probablement pas la même manière d'envisager l'avenir et la vie commune. Il n'était pas de la même étoffe qu'elle, celle dont on fait les nobles. Dans le milieu aristocratique au sein duquel Cassiopée évoluait, il était inconcevable qu'une femme tombe amoureuse d'un homme, de quelques années son cadet, qui, de surcroît, était de classe sociale différente. S'agissait-il du bon sens ? Qui en définissait les critères ?

Christian Verteilhac n'était-il pas en proie à une véritable dépression ? Il n'avait plus aucun esprit d'entreprise et se laissait envahir par le doute. Tout le monde essayait, en tout cas d'une manière ou d'une autre, de le faire passer pour un dépressif. L'équilibre mental individuel - plus difficile à préserver dans la société actuelle où règnent le faux-semblant et la dissimulation - ne dépend-il pas avant tout des relations sociales et de l'atmosphère environnante ?


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