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Au coeur du labyrinthe

Couverture du livre Au coeur du labyrinthe

Auteur : Philip Robinson

Traducteur : Jean Guiloineau

Date de saisie : 06/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-267-01827-1

GENCOD : 9782267018271


  • La présentation de l'éditeur

Michael, jeune peintre, et sa femme Lucia, photographe, sont invités par Lord Palmer dans son immense domaine pour réaliser son portrait et celui de sa fille, Madga.

Fuir Londres et ses distractions paraissait le remède idéal pour soigner la relation meurtrie entre Michael et Lucia. Le jardinier de la propriété perturbe leurs plans. Au fur et à mesure, les événements deviennent plus angoissants et la relation de Michael avec Magda menace de détruire l'équilibre fragile mais subtil entre les habitants du domaine et la nature.

Hymne à la nature et au temps qui surprendra et intriguera le lecteur, Au coeur du labyrinthe est un roman sur le désir, la trahison, la tromperie et la violence, écrit par un auteur au talent et à l'imagination rares.

Philip Robinson est né en Irlande en 1973. Il a été élève de New College à Oxford puis a suivi une formation de jardinier. Il vit et travaille dans le Northumberland depuis cinq ans.





  • Les premières lignes

Extrait du prologue :

Chère Anna,

Tu m'as interrogé à propos de mise à mort. Je n'ai pas su si tu parlais d'animaux nuisibles ou de gibier. Évidemment, nous tuons les deux.

Chaque année, nous devons prendre au piège des écureuils, des gris, ceux qui migrent. Ici, nous en avons des rouges et nous essayons de préserver cette population. Nous les piégeons vivants pour pouvoir relâcher les rouges qui se seraient fait prendre. On tue les gris d'un coup sur la tête. Ce n'est pas difficile. Il suffit de placer un sac de jute sur l'ouverture du piège puis de le redresser afin que l'ouverture soit en haut. L'écureuil monte pour s'échapper, poussé par le même instinct qui le fait grimper aux arbres quand il se sent menacé, à mon avis. Il grimpe aussi haut qu'il le peut dans le sac, et se retrouve acculé dans un coin. À ce moment-là, ce n'est plus qu'un corps chaud et immobile. Quand la vie s'est arrêtée, il n'y a plus rien, et il est stupéfiant de voir comment on peut l'éteindre facilement, comme la prise sur le monde est ténue. Je laisse les corps sous le buisson le plus proche. J'en fais cuire certains, Simon les donne à manger aux furets. Les pattes arrière et le râble sont bons mais trop petits pour moi. Je vérifie les pièges le long du chemin qui mène aux jardins et ceux qui se trouvent dans le jardin lui-même. Simon et Jim s'occupent de ceux du domaine.


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