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Confessions d'un Italien

Couverture du livre Confessions d'un Italien

Auteur : Ippolito Nievo

Préface : Mario Fusco

Traducteur : Michel Orcel

Date de saisie : 09/07/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Fayard, Paris, France

Prix : 30.00 € / 196.79 F

ISBN : 978-2-213-61860-9

GENCOD : 9782213618609


  • La présentation de l'éditeur

En 1858, parvenu au soir de sa vie, le noble vénitien Carlo Altoviti entreprend la rédaction de ses mémoires. Il retrace ainsi parallèlement sa propre existence et l'histoire de l'Italie, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'en 1855, au seuil de l'unité du royaume. Enfant illégitime recueilli par sa tante dans le grand château de Fratta, le petit Carlino observe, de l'immense et mystérieuse cuisine où on l'a relégué, le monde qui l'entoure. Peu à peu, l'enfant va se constituer une personnalité puis se gagner une place dans la société. La dernière fille du hobereau, Pisana, mélange de tendresse et de tyrannie enfantines, devient bientôt sa plus proche amie et l'élue de son coeur. Le récit de ce grand amour, paradoxal et déconcertant, est le fil conducteur de cette oeuvre foisonnante, truffée de personnages et de coups de théâtre, qui relate l'agonie de Venise, l'invasion napoléonienne, les éphémères républiques soeurs et leur effondrement, puis, alors que l'Autriche domine tout le nord de la péninsule, les premiers combats pour le Risorgimento.

Vif et alerte, ce roman de formation aux tonalités picaresques a obtenu en Italie un succès jamais démenti.





  • La revue de presse René de Ceccatty - Le Monde du 7 juillet 2006

Le roman tient son étrangeté, presque monstrueuse, à cet effet de miroir entre la passion, en vérité absurde, qui unit et sépare Carlo et Pisana, et les guerres napoléoniennes. D'innombrables épisodes, dramatiques ou comiques, s'entremêlent. Des voyages conduisent les héros en Turquie (où Carlo a été conçu), à Londres, à Naples. Mais le livre tout entier est un chant d'amour à Venise, mourante et toujours ressuscitée. "Mais qui ne connaît ces îles fortunées où le ciel sourit, que la mer caresse, où la mort même se dépouille de ses voiles de deuil et où les fantômes danseraient sur l'eau en chantant les amoureuses stances du Tasse ?" Ou encore cette promenade dans la lagune et dans les canaux qui mènent au Bas Frioul : "Ces immenses horizons de lacs, d'étangs, de golfes et de fleuves que diaprait l'iris de la lumière..."

Mais c'est toujours à la lumière de la Pisana que le roman revient, comme si Nievo ne pouvait jamais se détourner d'une figure intérieure de l'amour, à l'instar de Dante qu'il ne cesse de citer (ou, référence plus inattendue, mais finalement très cohérente, d'Edgar Allan Poe), pour écrire le début de la conquête de l'unité italienne qu'il n'aura pas eu le temps de voir s'achever. D'ailleurs s'achèvera-t-elle ?


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