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Trafic de haut vol

Couverture du livre Trafic de haut vol

Auteur : Kerry Greenwood

Traducteur : Pascale Haas

Date de saisie : 08/07/2006

Genre : Policiers

Editeur : 10-18, Paris, France

Collection : 10-18. Grands détectives, n° 3906

Prix : 7.30 € / 47.88 F

ISBN : 978-2-264-04304-7

GENCOD : 9782264043047


  • La présentation de l'éditeur

Avec son style inimitable, ses manières de garçonne et son charme espiègle, Phryne Fisher est devenue la coqueluche du Tout-Melbourne des années 20. La détective attitrée de la haute société locale se voit même confier coup sur coup deux nouvelles affaires : éclaircir les circonstances de la mort d'un homme dont les violentes disputes avec son fils étaient de notoriété publique, et retrouver les ravisseurs d'une petite fille avant qu'ils ne disparaissent avec la rançon. Un menu copieux et hautement dangereux, mais loin d'effrayer la plus glamour des héroïnes. Aux commandes d'un avion ou au volant de son Hispano-Suiza, en pantalon ou en robe du soir, Phryne Fisher pourchassera les coupables sans relâche, bien décidée à rentrer à temps pour sa prochaine soirée.

Kerry Greenwood est née à Melbourne, en Australie, où elle vit toujours. Elle est l'auteur d'une vingtaine de romans - dont la série des aventures de Phryne Fisher, commencée en 1989 avec Cocaïne et tralala, et qui compte aujourd'hui quinze tomes -, de plusieurs pièces de théâtre et d'un essai.

Kerry Greenwood est avocate à la Commission d'aide juridique de Melbourne.





  • Les premières lignes

Pour l'hiver, mieux vaut un conte triste. SHAKESPEARE, Le Conte d'hiver.

Candida Alice Maldon se comportait comme une vilaine petite fille. Premièrement, elle n'avait dit à personne qu'elle avait trouvé une pièce de trois pence dans la rue. Deuxièmement, elle n'avait pas prévenu qu'elle sortait de la maison, parce qu'elle savait bien qu'on le lui défendrait. Et troisièmement, vu qu'elle venait de perdre une dent, elle n'était pas censée manger de bonbons.

Savoir qu'elle ne se comportait pas comme elle l'aurait dû n'avait jamais empêché Candida d'agir à sa guise. Elle s'attendait à être punie, et même à le regretter. Mais plus tard. Sa pièce de trois pence serrée au creux de la main, elle s'approcha du comptoir de la marchande de bonbons et contempla les merveilles qui s'y trouvaient. Derrière la vitrine, tels les trésors égyptiens dont son père lui avait montré des photos dans le journal, les friandises s'étalaient en quantité suffisante pour flanquer une rage de dents à la planète entière.

Il y avait des caramels rouge et vert en forme d'ombrelle, des caramels en forme de cheval au bout d'un bâton. Des bonbons fourrés à la gelée, des dragées et des serpents multicolores, des sucettes bananes, des boules de neige et des bonbons acidulés. Ces derniers avaient l'avantage de ne coûter qu'un penny les vingt-quatre, mais Candida les trouvait trop acides à son goût. Elle ignora les boules de gomme, trop collantes, les dragées au musc, trop friables, et les pastilles à la menthe, trop poivrées. Elle considéra les sucettes à l'eau qui réunissaient toutes les couleurs de la broche millefiori que portait sa grand-mère et les sucres d'orge en forme de longues cannes translucides. Il y avait encore des sucettes rondes avec une vraie bague autour du bâtonnet, des boules arc-en-ciel, des nounours au miel et des caramels au chocolat. Candida poussa un gros soupir contre la vitre et essuya la buée d'un revers de manche.

Que désires-tu, ma jolie ? demanda la marchande.


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