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Le camp des loups

Couverture du livre Le camp des loups

Auteur : Johan Bourret

Date de saisie : 07/07/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : J.-C. Gawsewitch éditeur, Paris, France

Prix : 19.90 € / 130.54 F

ISBN : 978-2-35013-056-9

GENCOD : 9782350130569


  • La présentation de l'éditeur

1943. Aidés par le Chef des services secrets britanniques, Mathilde, Jacques et Benoît tentent de fuir la France et l'occupation nazie. Touché par les tirs des mitrailleuses allemandes, l'avion qui devait les conduire à Londres s'écrase en pleine forêt de Perseigne dans la Sarthe. Indemnes, la résistante juive et les deux jeunes orphelins n'ont plus aucun espoir de gagner une terre libre.

Débute alors une traque sans merci qui ne leur laisse aucun répit.

Aidé par les uns, trahi par les autres, le trio va d'espoir en désespoir. Mathilde, volontaire et combative, va mettre tout son courage au service d'une seule cause : protéger les deux jeunes enfants de l'horreur nazie.

Né en 1971, Johan Bourret est originaire de Saumur Il est l'auteur de 2 romans Quand les loups rôdent (60 000 exemplaires vendus) et Dans la gueule du loup (70 000 exemplaires vendus).



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  • Les premières lignes

Extrait du prologue :

À une époque pas si lointaine, lorsque j'étais enfant, quand la venue de l'hiver et les jours écourtés ralentissaient le travail de la vigne, la petite ville où j'habitais s'animait d'une vie nouvelle. Chez un vigneron du village, ami de mon père, nous allions trinquer à la gloire de saint Vincent. Les lanternes allaient alors d'un chai à l'autre en procession pour le grand rassemblement du verre de l'amitié. Nous célébrions la future récolte, à une heure tardive qui ne décourageait personne, surtout pas ceux qui avaient transpiré en choyant de leurs mains le cabernet franc, trésor de nos régions. Ainsi, accompagné de mes parents et de ma petite soeur Bernadette, j'allais participer à ces moments de fête alors que je n'étais qu'un très jeune garçon. Il y avait toujours une main vive pour faire couiner les cordes d'un violon, tandis que les pieds des danseurs s'agitaient sur le sol de terre battue. Les spectateurs s'en donnaient à coeur joie. Puis les cuvées puissantes et charpentées donnaient la réplique aux bavards, et l'un des nôtres racontait une histoire que nous buvions en silence.


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