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La Cause freudienne. n° 63, L'utilité publique de la psychanalyse

Couverture du livre La Cause freudienne. n° 63, L'utilité publique de la psychanalyse

Date de saisie : 06/07/2006

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : Ecole de la cause freudienne, Paris, France

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-905040-53-4

GENCOD : 9782905040534


  • La présentation de l'éditeur

La Cause fréudienne juin 2006 n°63.

L'utilité publique de la psychanalyse.

Philippe La Sagna
De l'utilité publique de la psychanalyse

Le débat des lumières.

Christian Charrière-Bournazel
Au sujet du procès de la psychanalyse.

Nathalie Georges
L'homme, mesure de l'homme.

Yves-Claude Stavy
«Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans».

Hommes et femmes dans la clinique

Dominique Laurent
Femme-symptôme et homme-ravage.

Alfredo Zenoni
L'impasse de la sexuation masculine.

Catherine Bonningue
Couples et ratage.

Carole Dewambrechies-La Sagna
L'anorexie vraie de la jeune fille.

Psychose et passage à l'acte.

Pierre Naveau
L'extraction de l'objet a et le passage à l'acte.

Dalila Arpin
Un sujet au bord du Requiem.

Normand Chabot
Pas encore «nez».

Daniela Fernande
Le voyou voilé.

Anne-Charlotte Gauthier
Un homme de dialogue.

Bénédicte Jullien
«Tu sais qui m'a appris à lire ?».

Sandra Vasquez
Sauver une mère de la rue.

Le Séminaire de Jacques Lacan.

Jacques-Alain Miller
Pièces détachées.

Études lacaniennes.

Nathalie Charraud
La soutenable légèreté de la lettre : Lacan et Leibniz.

Instantanés.

Le monde comme il va - Le pinceau de lumière.

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  • Les premières lignes

De l'utilité publique de la psychanalyse, Philippe La Sagna.

Freud, en 1913, définissait d'abord la psychanalyse comme un procédé qui tend à la guérison des névroses. Mais le médecin viennois, partant de cette pratique modeste, a voulu faire de la psychanalyse tout autre chose. Rendre compte, par exemple, des déterminants psychiques de l'ensemble des pathologies mentales, mais aussi éclairer chacun sur ses actes manqués, ses lapsus, ses ratages, voire sur ses échecs, ses malheurs, ses bonheurs, qui semblent survenir «comme au hasard».

Nos fantasmes les plus intimes comme nos doctrines philosophiques ou politiques les plus ambitieuses peuvent aussi être interrogés par la psychanalyse qui nous montre en quoi ils dérivent du jeu des pulsions. Ces pulsions représentent l'écho dynamique d'une alchimie du langage et du corps, déterminante de nos symptômes certes, mais aussi de nos pensées et de nos actions. Nos conceptions de l'amour, du désir, de la parenté, de la famille, de l'identité sexuelle, du devoir, de la société ont été profondément modifiées et déplacées par la découverte de Freud. Ces domaines deviennent impensables aujourd'hui si l'on défalque le discours psychanalytique car leur histoire et leur forme même sont tissées par la perspective freudienne.

L'utile, le symptôme.

La psychanalyse considère qu'il existe un malaise, un symptôme, dans la civilisation. Il est courant de penser que Freud est l'héritier d'une pensée qui émerge au XVIIe siècle et qui pose que ce qui gouverne les individus et les sociétés est l'intérêt. Freud aurait simplement fait valoir un intérêt particulier, longtemps négligé, celui de la sexualité humaine. Or, si Freud parle de symptôme dans la civilisation, c'est aussi parce qu'il pense que la morale, voire la civilisation, sont l'effet d'un refoulement.


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